Éoliennes et surréalisme !

Éoliennes et surréalisme !

Aujourd'hui j'ai le plaisir de vous partager les premières images de mon nouveau projet photographique ! Je laisse cette fois les stylos, crayons et stylets numériques de coté pour saisir le viseur de l'appareil photo comme fenêtre créative. En route !

sur les routes entre Orléans et Bonneval

sur les routes entre Orléans et Bonneval

Pourquoi des éoliennes ? 

Sur le chemin de retour d'un séminaire où j'ai accompagné un client dans la région de Chartres, je tombe alors à la sortie d'un village dans un champ d'éoliennes. J'ai été saisi par la présence physique de ces moulins, tant par le caractère surprenant de cette rencontre que par leurs imposantes architectures. Il faut dire que j'ai grandi dans cette région qui est bien connue pour son horizontalité : la Beauce. 
Dans cet espace plat des verticales se dessinent : maïs, blés, silos, poteaux de télécommunications, lignes haute tension et maintenant plus hautes et plus érigées que leurs voisins : les éoliennes.

Verticales : maïs, poteaux télécom, silos, éoliennes...

Verticales : maïs, poteaux télécom, silos, éoliennes...

Après quelques jours de réflexion et de préparation nous voilà repartis, avec Charlotte ma compagne photographe, pour aller observer ces nouveaux champs. J'ai d'abord cherché à m'imprégner de ce paysage en jouant sur différents angles de vues, sur les lignes d'horizon, sur les correspondances entre les sols et le ciel.

Ce qui m'a surtout frappé dans ce paysage c'est son étendue, sa limite. Quelle est sa limite ? A certains endroits et dans certains angles, l'implantation de ces moulins parait sans limite.

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Je multiplie les poses pour produire un paysage surréaliste qui correspond au plus près à ce que je ressens en foulant ce territoire.

Par ce procédé de superpositions réalisées à la prise de vue, je construis de nouveaux paysages. Sont-ils totalement improbables ? Pas vraiment.
Sont-ils irréels ? Sans doute.
Sont-ils surréalistes ? Peut-être.
Expriment-ils pas une certaine réalité ? Assurément.

vue de détail

vue de détail

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Voilà, je suis heureux de vous partager ces premières images. Je vais entreprendre de nouvelles expéditions vers d'autres sites tel que le plateau d'Auxerre pour aller capter de nouveaux paysages. J'ai hâte par exemple de me confronter à la tombée de la nuit et au lever du jour...

Déformation professionnelle oblige, je travaille dès à présent à un recueil sous la forme d'un livre et j'ai aussi réalisé quelques tests d'impression sur panneaux de dibond pour confronter ces clichés à un nouvel espace.

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À suivre très prochainement...

Des logos et des hommes

Des logos et des hommes

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Que vous soyez expert en design de logo ou non, vous aurez certainement votre avis sur les logos qui nous entourent, vos préférences, vous chouchous, ceux qui vous hérissent le poil... Je précise tout de suite que cet article n'a pas pour but d'expliquer comment on fabrique un logo, ni de juger quels sont les bons et les mauvais. Je m'intéresse aujourd'hui particulièrement à une figure de style : la présence de l'Homme dans les logos !
 

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Banques, assurances, ONG, associations environnementales, de parents d'élèves, société de transport urbain, de financement, de logistique, de santé, de restauration collective, la silhouette humaine se faufile dans tous ces secteurs que tout éloigne pourtant.

Quels points communs entre une ONG et une société de transport ?
Y-a-t'il des enjeux similaires entre une mutuelle et un organisme de financement ?
Entre une banque et une asso environnementale ?
Entre Médecins Sans Frontières et Cofinoga ?

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Quand le designer aborde une problématique de création de logo, il épouse les enjeux, le public et l'histoire de son commanditaire.

Cette partie d'étude du client et de son périmètre vise à définir des signes qui pourront le représenter et devenir des repères forts et singuliers pour être vu et reconnu de tous. Il n'y a pas de formule magique. On peut constater pourtant que de nombreux signes figuratifs tels que l'homme, la clé, la main, le visage, sont des lieux communs très (trop ?) utilisés.

Personnellement je me demande comment tous ces créatifs peuvent construire de telles formes, alors qu'ils ne peuvent ignorer le champ iconographique qui les entoure ? Je me demande également dans quelle mesure le client s'immisce dans la création et impose l'homme comme solution conceptuelle au prix de la singularité et au risque de ne pas être "visible".

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En faisant une recherche rapide sur les mots clés : "Human + Logo" sur Google on peut trouver de nombreux résultats provenant de sites de banque d'images (shutterstock par exemple). Toutes ces formes sont globalement les mêmes bien qu'elles n'aient pas le même auteur.

ressources vectorielles issues de banque d'images
ressources vectorielles issues de banque d'images
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Là encore, le sujet n'est pas tellement sur l'esthétique de ces formes mais bien sur leurs origines, leurs sens et leurs objectifs.

Et si toutes les sociétés, organisations, associations, marques disposaient d'un homme dans leur logo ?

Après tout pourquoi pas ? L'homme est bien le point commun absolu de toute organisation. Des banques pour des hommes, des assurances pour des hommes, des transports urbains pour les hommes... pas très original tout ça ! Prenez les logos que vous préférez et imaginez-les avec une silhouette humaine ;-)

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Vous comprendrez aisément qu'il doit y avoir plus subtil, plus distinctif comme signe pour illustrer les valeurs de chacune de ces organisations ?

Que vous soyez commanditaire de logo, étudiant ou juste amateur, soyez exigeants ! Nous ne pouvons nous suffire de lieux communs ! Il est impératif que le travail d'étude soit précis pour permettre de délivrer des solutions uniques, innovantes collant au plus près à la problématique. Même si il est parfois difficile d'inventer quelque chose qui n'ait pas déjà été fait, il est extrêmement périlleux pour sa santé créative et pour l'économie de son commanditaire de ne pas  réaliser un travail approfondi et de rechercher ce qui fait l'unicité de votre projet.

À l'atelier avec Laura et Solène !

À l'atelier avec Laura et Solène !

Laura Geiger et Solene Falzon

Laura Geiger et Solene Falzon

Si nous avons collaboré ensemble cet été vous aurez forcément été en relation avec Laura Geiger et Solène Falzon ! Étudiantes M1 à l'école Visart (où j'ai eu le plaisir d'être leur enseignant durant deux années) elles ont rejoint l'atelier de juin à septembre pour un stage de fin d'études. Si vous n'étiez pas sous les palmiers, vous aurez donc eu l'occasion de collaborer avec elles cet été sur les projets de l'atelier.

Laura a travaillé par exemple sur plusieurs projets de motion design pour L'Oréal ou Martin-Brower. Du story-board à la réalisation graphique, elle apporte son savoir-faire et son regard à ces nouveaux projets. Solène a réalisé à mes cotés la direction artistique d'une nouveau projet (bientôt sur le site !) et m'accompagne sur une refonte d'édition. Elle a réalisé aussi des projets en animation.

Cela faisait un petit moment que je n'avais pas accueilli de nouveaux stagiaires. En effet j'accorde beaucoup d'importance à l'expérience que je propose dans le cadre d'un stage. Dès l'accueil il s'agit de faire découvrir les clients, leurs personnalités, leurs enjeux, puis initier aux méthodes de travail, les correspondances orales ou écrites, le ton global. Vient le coté technique avec la prise en main de la gestion des fichiers, des méthodes de conception, de celles d'exécution et préparation à la livraison des fichiers. 

Prendre le temps de la discussion est au cœur de l'harmonie du travail en équipe. Le temps de déjeuner ensemble, de parler de soit, des siens, de ses passions puis des projets, des objectifs, des challenges. Plus la discussion est libre plus l'équipe avance soudée en confiance et en responsabilité.

Laura continue sa route sur un autre stage, et Solène commence tout juste une formation aux Gobelins en motion design. Je suis ravi et fier d'avoir passé ces quelques mois avec elles et je vous invite a explorer leur univers sur leurs sites respectifs : 

Laura Geiger : http://laura-geiger.fr
Solène Falzon : http://solenefalzon.com

Souhaitons leur bonne route !

Award Meilleur Partenaire !

Award Meilleur Partenaire !

Dans le cadre du séminaire annuel de la société Martin-Brower, la cérémonie des awards célèbre durant un diner où se croisent collaborateurs et partenaires, les meilleures performances réalisées par les équipes autour des valeurs du groupe. Changement, Agir Ensemble, Relations, Exécution et Sécurité, sont les piliers de ces récompenses. Cette année j’ai eu le mérite de recevoir l’award du meilleur Partenaire pour mon travail de designer à leurs cotés et particulièrement pour un projet réalisé avec mes étudiants. Recevoir un award est toujours un honneur et je suis très fier de vous faire partager la nouvelle de cette nomination. Recevoir un award donne également envie de s’investir d’autant plus et de se dépasser toujours et encore ! Merci à la société Martin-Brower pour sa confiance et pour ce geste symbolique qui m’honore, merci à Olivier Chasseloup, Bruno Boutet et le comité de direction… et à l’année prochaine ;-)

Remise de prix chez Angelina, Paris.

Remise de prix chez Angelina, Paris.

Master Class Design Stratégique @HEC

Master Class Design Stratégique @HEC

Dans le cadre d'un module "Digital Entrepreneurship" ou entreprenariat à l'ère numérique, j'ai intervenu à plusieurs reprises à HEC pour sensibiliser les étudiants Master2 au rôle stratégique du design dans les start-ups, invité par Jérôme Charlez. Fort de plusieurs riches collaborations passées, Jérôme a parfaitement intégré l'importance du design dans les sociétés, et surtout son rôle fondamental de levier de croissance. Ainsi, après plusieurs interventions autour de la Finance, du Big Data ou du Growth Marketing, j'ai à mon tour sensibilisé ces futurs leaders d'entreprises digitales au design d'identité. 

Sketches des étudiants lors de leurs restitutions

Sketches des étudiants lors de leurs restitutions

Pour ce genre d'audience (qui n'est pas composée de designers) je commence toujours mes présentations par un rappel de quelques fondamentaux du design, meubles célèbres, automobiles, hi-tech, émissions tv, et designers célèbres... 

J'évoque un enjeu actuel qui est l'utilisation du crowdsourcing pour produire son image d'entreprise, logo, site web, etc et les limites d'un tel exercice comme par exemple la perte de valeur ajoutée...

... je continue en montrant comme les métiers du design sont pluriels et que chacun d'entre eux détient une vraie expertise qui peut devenir une véritable valeur ajoutée à l'entreprise...

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... je poursuis en présentant ce en quoi le designer est différent, parlant alors de la méthode de Design Thinking...

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Enfin, je propose aux étudiants réunis par groupe d'enrichir leurs projets en construisant un story telling, un logotype inspiré, une application mobile, un site web, et réfléchir à une narration visuelle pour leur communication.

J'ai été très agréablement surpris par l'intérêt que les étudiants ont porté à mon intervention et au support que ce module design leur apportait dans le développement de leurs projets. Certains ont fait des t-shirts imprimés pour leur restitution, d'autre ont réalisé une présentation animée très narrative et très communicante !

Le campus de Jouy-en-Josas (célèbre pour sa toile) est absolument gigantesque ! Les étudiants bénéficient d'une infrastructure idéale pour travailler et se divertir dans les meilleures conditions.

Dans les couloirs, les tables hautes connectées offrent des refuge discrets en plein milieu d'un écrin de verdure, idéales pour déjeuner rapidement.

Je retiens de cette intervention une très grande excitation à parler de design à un public différent de celui que j'ai l'habitude de croiser en école d'Art et Design. Cette intervention axée sur le rôle stratégique du design dans les sociétés est pour moi très importante dans ma mission de transmettre les meilleures pratiques et de participer à l'éveil de futurs donneurs d'ordres. Je recommencerai l'expérience avec un très grand plaisir et me dis que finalement, l'enseignement du design devrait se pratiquer plus souvent dans les écoles de commerces... à suivre...

Chez McDonald's !

Chez McDonald's !

Suite au workshop réalisé avec BlueCircle autour de l'expérience client McDonald's et après ce joli moment de présentation dans l'amphi de Visart, 11 étudiants ont été sélectionnés pour présenter leurs projets face à la direction de McDonald's. 

Guillaume, Laura, Maud, Bianka, Sadi, Paul, Lucile, Barbara, Florian

Guillaume, Laura, Maud, Bianka, Sadi, Paul, Lucile, Barbara, Florian

Sadi, Laura, Gaëlle, Barbara, Florian, Maryvéronique, Guillaume, Maud, Bianka, Lucile et Paul sont les étudiants de 3e et 4e année qui ont pitché face à une audience assez impressionnante composée de membre de la direction de McDonald's France et de membres des directions des principaux fournisseurs. 

Les projets ont été unanimement salués pour leur originalité, leur professionnalisme et la capacité des étudiants a tenir un timing assez soutenu. Quelques remarques enrichissantes ont été réalisées par le Marketing et le Design de la marque.

Un moment assez unique pour les étudiants, pour l'école, mais aussi pour McDonald's et BlueCircle ! L'objectif de ce workshop que j'ai initié avec BlueCircle était bien de dessiner un cercle vertueux entre étudiants/école/Bluecircle et McDonald's – cercle, dans lequel chacun apporte son expertise pour offrir un nouveau regard.

Rêvons que McDonald's souhaite revoir certains étudiants pour pourquoi pas prototyper un projet ! Rêvons encore de répéter l'expérience chaque année avec un nouveau groupe ! Rêvons enfin que ce premier groupe d'étudiants intervienne l'année prochaine en mentorat pour encadrer les futures jeunes pousses !

Un grand merci à McDonald's d'avoir reçu, écouté et échangé avec les étudiants.
Sincères remerciements à Olivier Chasseloup et Pierre Méliet pour avoir été particulièrement à écoute et bienveillant avec le groupe. Merci également à Jérémy Landes pour ses conseils aux élèves et son support au projet.

Le McDonald's de demain...

Le McDonald's de demain...

Il y a quelques semaines j'ai proposé à mes étudiants de Visart et à BlueCircle (groupement des fournisseurs de McDonald's) de réaliser un workshop ensemble à l'école. Le but de cette rencontre était simple : Réinventer le McDonald's de demain ! (tout simplement :-°). Pour les étudiants c'est l'occasion de réfléchir sur un projet concret avec un "vrai" client et pour BlueCircle le moyen d'entendre les attentes de jeunes consommateurs, et surtout designers.

Olivier Chasseloup, Directeur Général de Martin Brower France (partenaire logistique et Supply-Chain) et Pierre Méliet, Directeur Général de Florette (crudités, salades, fruits) sont venus à tour de rôle, pour encadrer le projet. Jérémy Landes, enseignant également à l'école, a encadré le groupe sur des aspects de conception et de réalisation.

cession avec Pierre Méliet

cession avec Pierre Méliet

Olivier Chasseloup a lancé le projet en présentant certains enjeux, puis Pierre Méliet est venu accompagner les projets à mi-parcours. Au bout de 8 semaines, les deux promos (licence et master option numérique) se sont retrouvés avec nos invités dans l'amphi pour présenter le fruit de leur travail.

de gauche à droite : Pierre Méliet, Jérémy Landes, Olivier Chasseloup, Visart 3 et 4, Julian Legendre

de gauche à droite : Pierre Méliet, Jérémy Landes, Olivier Chasseloup, Visart 3 et 4, Julian Legendre

Les invités ont salué la qualité de l'oral en premier lieu. Le rythme soutenu de la matinée composée de 20 présentations en moins de 4H n'a pas empêché les jeunes designers de réaliser une performance claire, précise et particulièrement bien calée dans le timing. La grande qualité créative a été au cœur des remarques. Des projets très créatifs perçus de façon très professionnelle par les spécialistes du monde McDo. Les thématiques oscillaient entre fidélisation, table numérique, vente à emporter, application mobile, santé connectée, gaming, réseau social, speed dating, packaging, filières ou personnalisation du burger...

vue globale des projets

vue globale des projets

Voici dans le détail quelques uns des projets de ce premier "Designathon" :


In Your Own Way

Partant du célèbre "venez comme vous êtes", Laura propose une sorte de "mangez comme vous voulez" qui permet de composer son burger selon ses envies. La personnalisation est ici proposée via un écran tactile et permet de composer son burger de façon simple, ludique et ergonomique. Incredible Hulk, Bridget Jones, Mickey Mouse, ..., l'utilisateur pourra nommer son burger au grès de ses envies et l'équipier McDonald's emballera alors le burger dans un papier unique et utilisera un sticker imprimé à la demande portant ce nom original pour fermer l'emballage. Une campagne d'affichage dans la rue reprendra les créations des clients comme vecteurs de communication.

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WALL

Barbara a créé le projet WALL qui se positionne sur le take-away ! Un grand mur à l'extérieur du restaurant est composé de casiers aux portes lumineuses et numérotées qui permettent d'identifier et de retirer sa commande en toute simplicité. Des packaging uniques et une campagne minimaliste mais intriguante pour finir en beauté !


Mc It Yourself

Gaëlle a créé un projet pour concevoir ses burgers à la maison. Célèbres sauces, pains, ou steaks peuvent être achetés dans votre McDo préféré. Un projet fun et terriblement concret qui affiche une communication particulièrement bien vue !

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Macathon

Florian a axé ses réflexions sur le digital. Il invente un système de fidélité basé sur une course aux QR Codes dans la ville. Dissimulés sous forme d'anamorphoses, les codes à flasher permettent de transformer l'activité physique en récompenses ! Graphiquement, il faut saluer la précision de sa famille de pictogrammes reprenant les codes du plan de métro.

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Meet My Job

Maryvéronique a développé un concept autour des fameuses heures creuses en restaurant. Que faire dans un Mcdo entre les repas ? Comment occuper ces lieux et serait-il possible de réaliser des ventes additionnelles ? Pour cela, elle développe un projet de rencontres professionnelles par l'intermédiaire d'une application mobile. Recruteur et postulant peuvent alors taguer, poker et construire leurs réseaux en toute simplicité pour se retrouver de façon informelle dans un restaurant et échanger autour d'un café ou d'une friandise conçu spécialement pour ces rencontres. Un projet malin, astucieux qui est assez vertueux !


McPerso

Sadi a décidé de travailler sur la fidélisation à travers la création de petits personnages sensibles qui accompagnent le client. Ces personnages évoluent comme un Tamagoshi, ils grandissent avec nous et nos consommations. Ils rentrent en contact avec le consommateur de façon sensible et avec humour pour créer un lien particulier.


Slide

Lucile a travaillé sur une table connectée originale qui permet de réaliser de façon intuitive sa commande. L'originalité réside dans la forme ronde de cet écran qui permet aux différentes personnes attablées de commander simultanément.

Croquis préparatoire de l'interface

Croquis préparatoire de l'interface


Burger Week

Camille propose des ateliers de conception de Burgers, La Burger Week ! Dans l'optique de faire vivre les restaurants sur les heures creuses, et en surfant sur la tendance du DIY, les restaurant se transforment alors en atelier de cuisine où chacun peut concevoir son burger, puis le faire concourir au meilleur burger de la semaine. D'un point de vue graphique, la campagne de communication est particulièrement réussie, sur fond ardoise avec ses formes vectorielles colorées, elle illumine les quais de métro d'une façon singulière.


Mais aussi...

Mathilde a projeté un robot pour divertir et sensibiliser les enfants à table, Guillaume a repensé l'intérieur des packagings pour y dissimuler des messages de sensibilisation sur les filières de production, Bianka a inventé un SOS Party Box que l'on commande à distance, livrée à domicile, Paul a créé une application mobile réseau social autour du sport, Lila une table connectée interactive qui permet de commander mais aussi de se divertir en jouant à des jeux partenaires tels que Mario, ou de surfer sur u-internet tout simplement.

Bravo à tous pour vos projets et à suivre dans le prochain article des étudiants chez McDonald's...

;-)

 

Chez L'Oréal avec les étudiants

Chez L'Oréal avec les étudiants

Suite au travail réalisé en classe pour la création d'une marque de beauté fictive, 3 de mes étudiants ont été sélectionnés pour présenter leurs travaux au siège de L'Oréal à Paris, devant une petite équipe. C'est ce lundi 20 février que Christine, Mathilde, Sadi et moi-même avons pénétré un des temples de la beauté mondiale pour fièrement présenter des travaux qui n'avaient pourtant pas cette prétention à l'origine du projet. Jérôme Charlez, Directeur Supply Chain Omnicanal et ses collègues, nous ont accueilli chaleureusement dans leurs magnifiques bureaux et nous ont offert toute leur attention.

Sadi a commencé par présenter sa marque Almighty à destination de boxers exigeants. Son travail a été très bien perçu et il a reçu de belles félicitations sur la pertinence de l'identité globale et l'intelligence de ses créations.

Sadi et sa marque Almighty

Sadi et sa marque Almighty

Mathilde a pris la suite et a présenté Green DNA, une marque qui utilise les molécules de cannabis pour en libérer des propriétés cosmétiques. Son travail de création typographique a été souligné.

Mathilde et GreenDNA

Mathilde et GreenDNA

création de l'alphabet GreenDNA

création de l'alphabet GreenDNA

Enfin, Christine a conclu avec Nailspray, une marque de vernis en spray. Une marque pop qui communique avec des visuels construits à l'aide de points qui ont été appréciés pour leur efficacité.

Christine et Nailspray

Christine et Nailspray

Les professionnels ont pris le temps nécessaire pour se projeter et donner leurs avis, leurs coups de cœur et parfois aussi leurs réserves sur certains points. Globalement, le niveau de qualité graphique et la force de l'identité globale ont été les points forts. Le point faible serait dans la précision de la cible et la façon de l'adresser. Sur ce dernier point, les étudiants ont collecté des remarques enrichissantes. Enfin, j'ai particulièrement apprécié le fait que l'équipe de L'Oréal encourage les étudiants a être très, très, TRÈS créatifs! Ils ont confirmé de façon très claire que la principale qualité qu'ils recherchent est bien la créativité, ce qui fait du bien à entendre, pour eux (comme pour moi ;-) et qui devrait être un message à colporter par delà les écoles et les équipes de recrutements/stages.

Un grand merci aux étudiants pour avoir fièrement défendu leurs projets et les couleurs de l'école. Grand merci à l'équipe de L'Oréal, Jérôme Charlez et ses collègues pour ce joli moment... à refaire !

Lire et relire l'article sur les projets de marque de beauté par ici

OXYGEN

OXYGEN

Ces derniers jours, la france a traversé un épisode de pollution aux particules fines particulièrement important en même temps que paraissait le dernier opus de Jean-Michel Jarre, Oxygen (3). Curieux hasard.

Après un temps clair et dégagé, un épais brouillard a recouvert les régions à la surprise générale. Ce dimanche j'ai décidé de me vider la tête ne marchant dans ce brouillard, le long de la Loire à Orléans avec une petit APN en poche. J'ai relevé quelques paysages, quelques empreintes, puis de retour à l'atelier avec l'album de Jarre dans les oreilles, j'ai composé ces quelques visuels en écho à ces derniers jours...
Pollution.... brouillard... respiration... oxygène...

Brumes

Bulles

Mousse

Considéré comme un des pionniers de la musique électronique, la musique de Jarre m'a toujours permis de voyager et plus que jamais de considérer le monde qui nous entoure. L'interstellaire, mais plus encore l'infiniment petit que nous côtoyons. Ces séries de visuels questionnent ainsi la beauté et la sensibilité que la nature nous met à disposition, et ce que nous sommes prêts à lui faire endurer.

Réinventer une marque de beauté

Réinventer une marque de beauté

Comme à chaque début d'année, je propose aux 3e année un sujet de design appliqué, de façon à évaluer leurs connaissances, leurs acquis et déterminer les marges de progressions. Pour cela je propose de réinventer une marque de beauté. À chaque séance l'étudiant livre une étape de la construction de l'identité de marque. Construction de son brief, création du logo, des produits, de la comm, puis de la présentation globale, seront les grandes étapes.

Même si le rythme est soutenu et les attentes très concrètes, il est pour moi fondamental que chaque étudiant créé son propre sujet. Si définir sa "cible", ou ses utilisateur semble important, il est important de fantasmer son client. Qui est-il ? Quelle musique écoute-t'il ? Quel est son parcours, ses goûts ? C'est une approche qui permet d'apporter du sensible, des émotions. En effet, les résultats sont souvent plus libres et plus riches quand l'étudiant s'approprie un sujet et y apporte toute son imagination et sa créativité même dans la construction du brief.

Le sujet a été lancé à la rentrée d'octobre et les restitutions ont eu lieu le 30 novembre. Voici quelques thématiques dessinées par les étudiants :

- pour les boxeurs
- pour les "workeuses"
- pour les danseuses
- pour les guitaristes
- vernis en spray
- qui enlève les complexes
- un produit pour chaque saison
- un produit pour tatouage
- un anti-pollution
- à base de cannabis
 


ESSENTIA

Lucile a créé Essentia, une marque lutter contre la pollution et son impact négatif sur votre peau. Un joli projet artistique ou les tâches d'encres sont une métaphore adaptée au sujet et offre une esthétique en adéquation avec la cible métropolitaine.


Accord

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La cliente de Barbara est Anna Reinhardt, la petite fille de Django. Pour elle, elle créé une marque de produits à destination des guitaristes pour prendre soin de leurs mains. Protectrice, réparatrice, mais aussi magique, avec une crème pour améliorer les compétences et la dextérité. Elle se base sur des célèbres titres de Django pour construire ses gammes et dessine un logo inspiré d'un accord de jazz. Barbara réalise des motifs d'habillage et construit une communication visuelle avec des illustrations narratives. Un projet très créatif et très concret qui se distinguerait clairement dans notre paysage publicitaire.


DEEP SKIN

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Florian propose une marque pour les tatoués pour révéler la beauté de leurs tatouages. Il dessine un univers créatif précis porté par son style illustratif marqué. Il construit 3 illustrations pour chacune de ses gammes. Il propose une métaphore particulièrement bien vu : Le tatouage apparait au fur et à mesure que le produit se vide, laissant comprendre que le produit révélateur de tatouages fait effet ! Bien vu !


GREEN DNA

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Mathilde veut une marque différente. Une marque qui propose des produits à base de cannabis. Basé sur plusieurs études scientifiques, elle construit des gammes aux propriétés anti-âge ou hydratantes. Inspiré par des champs iconographiques singuliers ou formes cellulaires, détails scientifiques, et influences artistiques se mélangent, elle débute par la construction d'un alphabet cellulaire pour construire son logotype. Mathilde réalise ensuite des aquarelles symétriques, en écho au test de Rorschach qui seront imprimées à l'intérieur des flacons et librement repris dans la communication. A destination d'un public alternatif, la campagne de communication se veut complexe avec un message caché et prône la différence. Un projet très (très) sensible !


Nailspray

Christine réalise une marque de vernis en spray. Elle débute par la mise en place d'un logo librement inspiré du vaporisateur, puis met en place des visuels de communication tout aussi inspirés. La qualité, la justesse de l'abstraction et la sobriété de composition de ces visuels, favorisent la persistance rétinienne et transposent ces visuels de communication en "icône pop".


ALMIGHTY

Sadi est boxeur. Il décide d'inventer une marque pour Jérôme Le Banner. Il se nourrit d'abord de la citation du grand Ali pour construire son logo. 

"vole comme un papillon, pique comme une abeille"

Ensuite il dessine 5 animaux pour les 5 éléments (terre, eau, air, feu et éther). Chacun sera l'ambassadeur d'une propriété : hydratant, chauffant, etc. Il construit une marque aux codes transverses qui lui permet d'attirer boxers et néophytes. Les compositions tout en élégance proposent des produits et des affiches publicitaires sobres. Un projet avec des grandes qualités créatives et techniques. 


Pour conclure : Je suis toujours très surpris de découvrir les projets créatifs des étudiants et très enthousiaste par de telles restitutions pour le premier sujet de l'année. En faisant travailler les étudiants à priori loin des contraintes qu'impose le milieu de la beauté, on libère les imaginations et les talents et on peut alors créé "hors de la boîte". Packaging, techniques de réalisation, produits aux vertus magiques, pas de limite créative. Pourtant au final les projets sont très concrets et très convaincants et auraient leurs place face à des propositions d'agences créatives bien moins innovantes... Bravo donc à la classe et à bientôt autour du thème du label de jazz...

Des OS qui OSent !

Des OS qui OSent !

Voilà 7 semaines que j'ai lancé le sujet à mes étudiants de master à l'école Maryse Eloy/Visart. Pour mémoire, il s'agissait de s'interroger en binôme sur l'utilisation de son système d'exploitation, d'en relever les atouts et les limites, d'esquisser une promesse et enfin de concevoir une solution innovante (article précédent). 5 groupes composés de 2 étudiants auront porté au total 5 projets très différents.

PAO

Solène et Laura ont rapidement relevées un grand nombre de problèmes liés à leur usages. Gestion de fichier, automatisation, cloud, interface multi-support ou encore intelligence artificielle seront des priorités. Elles dessinent PAO, un système d'exploitation sensible composé d'une IA qui se nourrit de votre utilisation pour vous proposer une expérience unique. Loisirs, sorties, vie pro, niveau d'expertise, PAO s'adapte à votre vie. Il est une solution multi-support pour vous proposer la même expérience quelle que soit la plateforme informatique. Son bureau est une interface "no design" scrollabe qui propose astucieusement les fichiers récents et autres propositions adaptées.

La grande force de leur projet réside dans le caractère innovant et en lien avec les questions actuelles (IA, prédiction, etc) mais surtout dans l'originalité créative de l'identité de leur projet. Leur vidéo de pitch projet, ci-après, matérialise bien cette IA. Un projet très créatif.


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TAPTAP

Laura et Antonio (étudiant Erasmus péruvien) ont focalisé leurs énergies sur l'ergonomie et la dualité des espaces loisir/pro. Ils proposent d'augmenter l'ergonomie en touchant l'ordinateur avec de gestes tels que tapoter le haut de l'écran pour voir toutes les fenêtres, caresser le haut de l'écran pour naviguer entre les onglets, taper sur le coté pour ouvrir des fenêtres de chat. (Quand bien même si cela signifie que la machine doit aussi évoluer en terme de techno). Leur interface graphique semble un peu classique mais elle sert en premier lieu une ergonomie très originale. 

Leur video pitch-projet est très claire, bien séquencée grâce à un bon travail de storyboard et d'écriture. Le chat dans l'OS facilite énormément les communications, et propose aussi de tchater avec une IA nommée Tapita ou Tapster à l'instar de Siri mais en version masculine ou féminine. Un projet très communiquant et très attachant.


MAPMYDAY

Maud et Guillaume ne supporte pas la gestion de fichiers. Où sont mes fichiers ? Ai-je sauvegarder avant la coupure ? Quel est mon dernier fichier ? Ils souhaitent également utiliser l'espace du bureau pour proposer un environnement personnalisé qui s'adapte à l'utilisateur, au planning, aux humeurs, etc. Ils réalisent alors un sytème en 2 parties avec d'un coté le bureau et son environnement adapté, et de l'autre un moteur de recherche pour tout système de gestion de fichier.

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L'utilisateur saisi sa recherche dans le champ "i'm looking for". Cette interface s'adapte elle aussi à l'utilisateur, en variant typographie et fond coloré.

Leur video pitch-projet, bien qu'un peu courte, montre précisément l'évolution de l'environnement du bureau et son mouvement en fonction de la journée. Les éléments sont construits en 3D puis animés. La voix apporte un "petit je ne sais quoi" bien vu pour un tel projet. Un projet ambitieux très original. 


HALO

Maryvéronique et Paul ont poussé leurs réflexions autour du bureau. Comparant leurs comportements face à un bureau physique, ils esquissent une solution numérique où l'utilisateur va approcher ou reculer des objets en fonction de leur pertinence. Un peu comme on viderait son sac sur une table pour ensuite répartir carnet de croquis, trousse, fooding, casque, ..., autour de soit. Ils construisent un lanceur d'applications et de fichiers en 3D puis l'animent.

Leur video pitch-projet présente le concept du bureau et les différentes fonctionnalités comme par exemple l'aperçu des fichiers ou le mode Silence. Un projet complexe et audacieux basé sur la simplicité visuelle.


CUBE

Yng Chao et Arthur ont plus réfléchis sur des nouvelles fonctionnalisés ainsi qu'une nouvelle ergonomie au lanceur d'applications. Leur système repose sur un bureau modélisant un cube que l'on fait tourner et qui est le lanceur d'applis. Un moteur de recherche discret permet de lancer une recherche rapide dans le système à tout moment. Enfin la grande originalité, qui n'est pas sans rappeler certains customisateurs de widgets, est leur option nommée CutScreen. Elle permet de découper un morceau de logiciel pour l'isoler dans une petite fenêtre et ainsi se composer une interface personnalisée.

Pour conclure, je suis très satisfait des réalisations. Chacune est différente et originale. C'est sans doute grâce à la grande liberté avec laquelle ils ont put travailler sur ce sujet. Ils ont analysé les usages, défini les problématiques et construit leurs solutions de A à Z. Cela prouve certainement que le designer fait un meilleur travail quand il est acteur de la construction du fameux "brief".

Geoffrey Dorne a sympathiquement accepté de venir assister aux restitutions et a put enrichir leurs projets de quelques remarques. Un moment fort agréable de partage autour des enjeux du design numérique.

à suivre...

Construire son système d'exploitation !

Construire son système d'exploitation !

Un système d'exploitation ou Operating System (OS) c'est un peu comme un carnet de croquis, ou un cartable. C'est un outil qui ne se voit plus vraiment tant sa fonction dépasse sa forme. Pourtant si l'on peut choisir le format de son bloc à dessins, son papier, sa reliure, l'épaisseur de son papier, on ne peut pas vraiment modifier son OS en fonction de ses propres usages.

Partant de ce constat, j'ai décidé de confronter mes étudiants de 4e année à l'école Maryse Eloy (fraichement rebaptisée Visart International School) au sujet suivant : 
Construisez votre propre OS !

Ayant déjà formé ces étudiants, l'année précédente, à des méthodes de design global sur un rythme assez soutenu composé de livrables réguliers chaque semaine, je décide pour leur année de diplôme de proposer la méthode du Design Thinking. Cette méthode permet de décortiquer ce qui se passe dans la tête du designer de façon plus ou moins naturelle. Le nombre d'étapes peut varier de 3 à 5 ou 6 en fonction des écoles de pensée mais peut se résumer de la façon suivante :
Empathize, Define, Ideate, Prototype, Test.

Cette méthode a pour objectif de clarifier les étapes fondamentales d'un projet. Je trouve cela particulièrement intéressant de soumettre cette méthode à des étudiants en fin de cycle qui ont déjà assimilé de nombreuses méthodes de création, et qui s'apprêtent à quitter le monde scolaire pour intégrer le milieu professionnel. Ainsi je leur propose de suivre ce schéma qui leur permettra sans doute aujourd'hui une belle expérience d'atelier mais aussi demain de belles expériences collaboratives.

Les étudiants travaillent en binômes. Là encore j'insiste à ce que les étudiants se choisissent pour de bonnes raisons. Chacun prend alors la parole et présente ses atouts et ses faiblesses cherchant la complémentarité. Les groupes se forment et le travail peut commencer sur de bonnes bases.

1. Empathise ou Entrer en empathie.

C'est l'étape dans laquelle les étudiants se questionnent mutuellement sur leurs usages d'un OS. Ils notent sur des post-it les résultats, les questions, les besoins puis, tour à tour, nous présentent sous forme de nuage matriciel leur réflexion. C'est le moment où j'interviens pour les aider à construire une problématique dans la disposition des post-it.

2. Define ou Définir la problématique

Cette étape va permettre à chaque groupe de créer sa propre problématique. C'est une étape fondamentale qui va définir l'orientation de leur projet. Certains ont par exemple mis en avant qu'ils n'ont aucun affect avec leur OS et que ce qu'ils désirent avant tout c'est de l'ultra personnalisation à la façon de la création d'un profil Online ou Inapp. Personnaliser dès la première utilisation son OS et voir alors son interface se dessiner en fonction. (imaginez 2 secondes...) Ils tiennent alors les début d'une fantastique promesse qui pourrait révolutionner les usages de l'ordinateur.

3. Ideate ou Conceptualiser

Forts de l'analyse de leurs usages, fort de leurs problématiques et fort de leurs promesses, les groupes peuvent alors naturellement passer à la phase de conception graphique. Choisir son orientation créative en corrélation avec sa promesse. C'est l'étape ou le style apparait !

4. Prototype ou Réaliser

Je leur demande pour cette étape de restituer leur création dans un motion design qui permettra de comprendre leur vision.

5. Test ou Communiquer

Cette étape sera  le moment de partager leurs projets avec un intervenant extérieur et de recueillir son sentiment. Cet oral mettra alors en avant les qualités du projet et leurs capacité à convaincre.

Je joins le support de cours pour ceux qui seraient intéressés d'en voir plus, et vous donne rendez-vous bientôt pour les restitutions de ces projets prometteurs.

Bourse : 
http://www.zonebourse.com/actualite-bourse/TOP-20-mondial-Les-plus-grosses-societes-cotees-21992975/

technologie de rupture :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Technologie_de_rupture

innovation de rupture :
http://benoitsarazin.com/francais/2011/08/innovation-de-rupture-et-rupture-technologique.html

kodak : 
http://www.contrepoints.org/2015/05/27/208930-choix-strategiques-en-situation-de-rupture-les-cas-kodak-et-fuji

innover par le design :
http://www.lexpress.fr/emploi/business-et-sens/le-design-ou-l-innovation-pensee-par-et-pour-tous_1223165.html

design thinking wiki :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Design_thinking

IDEO wiki :
https://fr.wikipedia.org/wiki/IDEO_(design)

DESTOP NEO :
https://graphism.fr/design-dun-nouveau-systeme-dexploitation/

d.school :
http://dschool.stanford.edu

design interactif :
http://www.designersinteractifs.org/beta/une-definition-du-design-interactif/

Encore un blog ?

Encore un blog ?

Nouveau site, nouveau blog... L'histoire se répète encore et encore. Mais alors quoi dire de plus sur celui-ci, pour quel public, dans quel intérêt..? Ah !

Sur ce journal j'écrirai naturellement autour de sujet qui compose mon expertise – le design d'identité – en continuité des cours que je dispense à l'Ecole Maryse Eloy. Je partagerai certains tuyaux de conception, des automatismes, des coup de cœurs sur des typos, des ressources. Un mélange de théorie et de pratique pour étudiants en design et pour ceux qui s'intéressent à ce bien joli métier.

à suivre...

Des utopies bien réelles !

Des utopies bien réelles !

J'enseigne le "design d'identité" à Paris à l'école de design Maryse Eloy depuis 2 ans. Mon cours dispense un apprentissage au design global, de la création du logo, aux outils de communication : affiche, stand, site web, application, clip animé... Ainsi je forme les étudiants à prendre en compte l'ensemble des composantes de l'identité visuelle et à veiller à obtenir un propos clair, précis et cohérent. Au delà de la méthodologie que je pratique et des automatismes que j'essaie de faire naitre chez eux, je suis très attaché à ce que chacun livre une solution qui lui est propre. Rien n'est plus important pour moi que l'étudiant choisisse lui même son sujet d'une certaine manière. 

Je commence la présentation du sujet autour des objets connectés avec un tour d'horizon sur les objets les plus connus, le plus innovants, les marques, le design, les codes, etc. Ayant moi-même co-fondé une start-up dans ce milieu, je leur fait part de mon expérience. Je leur présente le planning, ici découpé en 7 semaines de travail et autant de rendus et d'étapes de conception puis leur laisse l'entière liberté de "fantasmer" leur objet. Santé, sport, lilestyle, travail, à eux de choisir le domaine d'application et d'inventer pourquoi pas des fonctions utopistes.

Laissant l'ingénérie de côté, oubliant les contraintes, s'émancipant de la faisabilité, ils inventent alors des choses qui peuvent paraitre farfelues au premier regard... 

comme par exemple :

Helmo est un casque connecté pour la voiture réalisé par Monika Lastukova. Ce casque offre une expérience de conduite amplifiée, guidage, lien social, communication, aide à la vision, mais est aussi et surtout une protection en cas d'accident. Partant du postulat que les traumatismes crâniens étaient la première conséquence des accidents de la route, Monika n'a pas peur de casser les idées reçues et propose un système de protection pour la tête.

Repoussant les limites du sujet, elle prétend que dans un futur proche, tout le monde disposera d'un imprimante 3D à la maison, et imagine alors que le casque pourrait être imprimé à ma maison selon le design de son choix. Brillant ! Un véritable projet de design global, ou l'intelligence du designer est aussi visible que son coup de crayon.

Hive est un concept développé par Ruben Malem. Il s'agit de sorte de nano-objets connectés qui peuvent être commandé par votre esprit pour réaliser de GRANDES choses ! Disposez l'oreillette sur votre tête et pensez à quelque chose pour que les Hive l'exécute. Un mur trop haut ? Hop, les Hive se regroupent et forme une échelle ! Une tumeur au poumon ? Hop, ingérez les Hive et laissez les détruire les tumeurs !

Comme le dit son slogan de communication : Pensez c'est créer ! Pensez c'est soigner ! Pensez c'est inventer !

Un projet pas si loin de la réalité quand on sait que des chercheurs américains ont récemment créé des nano-particules robotisées qui ont pour vocation de soigner le cancer. En effet plusieurs études démontre que les tumeurs sont de nature optimiste et se régénèrent rapidement. C'est ainsi qu'un groupe de scientifiques ont décidé de stresser les tumeurs et les faire en quelque sorte déprimer en leur assénant des micro décharge à intervalle régulière ! Une utopie pas si irréelle...

Pour les portes ouvertes 2016 les étudiants ont réalisé un site galerie qui permet de consulter les restitutions. Plus de 30 projets y sont présentés et je vous invite à prendre un peu de temps pour découvrir ces travaux. Encore bravo aux étudiants pour leur travail et félicitations à ceux qui ont été plus loin que prévu dans cette aventure...