TEDx : dans les coulisses !

TEDx : dans les coulisses !

Le 1er décembre 2018 j’ai eu la chance de réaliser ma première conférence TEDx à Orléans ! Évidemment, j’ai parlé de design mais pas seulement puisque j’ai axé plus particulièrement mon intervention autour de la confiance ! En attendant la vidéo sur Youtube, je tenais à vous partager mon expérience et revenir sur ces derniers mois de préparation. C’est parti !

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Tout commence il y a quelques mois en début d’année 2018 quand je vois passer l’appel à candidature pour le TEDxOrléans. Instantanément je saisi l’occasion de passer mon message autour du Design ici à Orléans, dans cette ville où j’ai grandit. Dans cette ville où j’ai fait mes études de à l’école des Beaux-arts. Dans cette ville où j’ai ma famille, mes amis. Mais aussi dans cette ville qui souffre d’une méconnaissance des enjeux du Design.

3 phases de sélection

Après une première sélection sur candidature écrite, la deuxième phase est sous forme d’un skype-call de 3 minutes montre en main où l’on doit pitcher notre sujet et être convaincant ! (l’horreur !!!). J’ai absolument détesté ce moment, mais je n’ai pas dut être si mauvais puisque me voilà en 3e phase, cette fois pour un entretien For Real de 20 minutes. Super moment de partage et d’échange mais aussi de découverte de toute la team TEDx Orléans.

Tout un symbole

Quelques semaines plus tard, me voilà donc sélectionné pour de bon ! Cette fois c’est l’heure des présentations avec tout le team (pas loin de 40 personnes) ainsi que les speakers sélectionnés. L’équipe nous a demandé de venir avec un objet symbolique pour se présenter. Je suis venu avec un de mes carnets de croquis pour illustrer ma façon de concevoir : dessiner une forme jusqu’à l’épure. Parfois la dessiner 200 fois, 300 fois pour épuiser la recherche… C’est une technique assez proche de la célèbre citation de Picasso :

“Quand vous voyez que je met quelques secondes pour réaliser ce dessin, vous ne voyez pas les années d’études qui m’ont permis de le faire aujourd’hui avec autant de dextérité”

Puis nous devions pitcher rapidement sur notre projet de talk. Une soirée très conviviale qui a permis de nous mettre en confiance et de découvrir une équipe vraiment aux petits soins avec nous.

 Kate Hynes (une marraine en or)

Kate Hynes (une marraine en or)

 Maxime Tarcher (mon coach chaman)

Maxime Tarcher (mon coach chaman)

Une marraine et un coach !

S’en est suivi des semaines d’élaboration de notre texte avec l’aide bienveillante d’un/une parrain/marraine ainsi que plusieurs session d’entrainement avec un coach. On peut vraiment parler d’entrainement comme pour un sportif. C’est sans doute la partie qui m’a le plus apporté. Maxime Tarcher, mon coach dédié (véritable chaman tant il m’a permis de me dépasser et de me recentrer sur ce qu’il y a de plus important pour moi) m’a permis de plonger plus précisément dans mon message et de l’affiner pour le rendre le plus lisible et j’espère le plus inspirant. Kate Hynes ma marraine, m’a quand à elle suivi tout au long de la préparation. Accompagnant mes idées et supportant mes doutes et mon stress !

J-30 : une répétition qui met en confiance !

Un mois avant l’événement une dernière répétition permet de de sentir le truc pour de vrai ! Pour moi c’est le moment où j’ai basculé entre une période de stress et une grosse bouffée de confiance. Il faut dire que la préparation de son texte par écrit est un exercice qui ne m’est pas familier. Je préfère construire des images sur lesquelles parler et échanger avec mon audience. Lors de cette répétition j’ai senti un petit truc qui m’a dit : Tu tiens le bon bout !

 7h45 - centre de conférence d’Orléans

7h45 - centre de conférence d’Orléans

Le jour J

Reveil 5H30, après une nuit digne de la veille d’un examen ! Et c’est parti pour une matinée de répétition sur scène. Découverte du lieu, premiers pas sur scène, réglages de diaporama, de micro, etc. C’est le moment où l’on se rend vraiment compte de ce qu’est une scène avec ses lumières qui vous chauffent le visage et vous aveuglent. Le stress monte assurément. Les 45 minutes avant le passage sont comment dire… bien bien tendues. Et puis c’est parti !

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 ah ouais ya quand même du monde…

ah ouais ya quand même du monde…

Mais le stress disparait bien vite face à un public réactif qui montre son intérêt et qui participe. Amis et famille sont venus pour me supporter. Ça fait du bien et ça permet de se sentir plus en confiance. Les premières secondes sur scène sont les plus importantes. Et puis tout prend forme naturellement, le public réagit bien, c’est gagné !

Comme j’ai eu la chance de passer dans les premiers, j’ai pût profiter des entractes pour aller rencontrer le public. Ce fût un autre super moment de rencontre et d’échange. J’ai été particulièrement surpris de voir des jeunes de 14 à 25 ans venir me poser des questions sur la confiance !

Comment on fait pour avoir confiance en nous ?

Et après comment on fait pour la garder longtemps ?

Interessant ! J’ai aussi été surpris des nombreuses questions de comment devenir speaker TEDx. Les jeunes paraissent assez coutumiers et très friands du concept. J’ai retrouvé un de mes étudiants parisiens venu spécialement pour me voir… trop la classe… Bravo et merci Sade !

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TEDx Orléans, un état d’esprit

Mais un TEDx c’est aussi et surtout un esprit d’équipe durant la journée toute entière. Marraines et coach sont à nos côtés et nous prodiguent les derniers conseils, mais toute l’équipe est là pour nous encadrer. Maquillage, sucreries et fruits secs, même un kiné pour se détendre ! De nombreux bénévoles viennent prêter main forte à l’accueil, la technique ou au service des différents bars et tout cela dans la plus grande bonne humeur. Tout le monde est vraiment content de participer à cette aventure et cela se sent !

 Toute la team TEDx Orléans

Toute la team TEDx Orléans

Voilà pour les coulisses, en attendant la video Youtube officielle de mon passage je vous laisse avec ce lien Facebook du Live et quelques photos glanées ici où là…

Quelques liens :

à bientôt pour la vidéo !!!

Réponse d'un designer au journal Le Monde !

Réponse d'un designer au journal Le Monde !

Réponse d’un designer à l’article paru le 18 novembre sur le site du journal Le Monde : « parmi les jeunes diplômés en art, seule une petite minorité vit de ses créations » 


Cette semaine, le journal Le Monde publie un article au titre racoleur et clivant sur une thématique peu abordée : le lien entre enseignement et vie professionnelle dans le monde des arts.

Si on peut saluer que le journal réalise un papier sur le sujet, je déplore que le squelette de l’article soit construit sur des généralités vieilles de 20 ans (selon ma propre expérience puisque entré aux beaux-arts en 1998) de 30 ans (puisque mon frère est entré en 90) voire carrément de 50 ans (puisque mon père était aux arts appliqués en 68).

Oui l’insertion professionnelle pour un jeune artiste est un véritable dédale ! Conditions de travail, honoraires, considération, horaires peuvent former un cercle vicieux qui peut dégouter de certaines carrières ou résigner et créer des générations de praticiens frustrés, acariâtres ou paranoïaques. Dégoutés de ne pouvoir vivre de leur art, nombreux sont ceux qui vont devenir enseignant, et on serait en mesure de se demander ce qu’ils vont transmettre aux jeunes générations…? Artiste enseignant > voie de garage ?

J’ai réalisé mes études dans une école qui forment aux métiers du design et plus particulièrement au design graphique. Je précise que je ne parlerai pas des autres filières telles que la musique ou le cinéma, car si des rapprochements peuvent être fait, je trouve réducteur d’assimiler les filières qui sont déjà assez complexes à décortiquer.

1/ Au sujet de l’insertion professionnelle :
Trop d’écoles - Pas assez responsables !

Si l’insertion professionnelle est si douloureuse c’est sans doute qu’il y a trop d’écoles qui promettent des carrières dans ces métiers. Les écoles publiques sont de moins en moins sélectives à leurs concours d’entrée. À mon époque les enseignants ne cachaient plus qu’il fallait remplir les salles pour ne pas fermer l’école. On assiste ainsi à des promos composées de personnes qui sont là par défaut. Certaines écoles privées souhaitent juste remplir le carnet de commande et renoncent à leur responsabilité sur la carrière des étudiants. Si je forme de la mauvaise façon des individus peu motivés, que vont ils devenir sur le marché du travail ?

Enfin, le designer est par définition, contrairement à un artiste qui conçoit selon son propre point de vue, un métier qui relie le client et l’utilisateur. Le designer a pour objectif de comprendre ces différents points de vues. On peut donc dire qu’il n’y a pas de designer sans insertion professionnelle.


2/ Au sujet de la voie royale :
Trop d’étudiants moyens, trop de professionnels égarés

Comme dans toutes les formations, bénéficier d’un environnement de qualité permet de s’épanouir. Arrêtons d’enfoncer des portes ouvertes surtout si c’est pour faire une digression et pondérer ce propos par la suite. 

Bonne école ou bons enseignants c’est important, mais surtout bonne préparation au monde réel ! La réduction à la technique ou au talent est une vision archaïque de nos métiers.

Aujourd’hui, en tant qu’enseignant, je forme à ma pratique le design d’identité visuelle mais je forme également à gagner ! A travers des astuces, des jeux de rôles client/designer, de la préparation à la tarification, de la construction d’une posture, d’une éthique, je forme les jeunes générations à construire leur avenir. Nous sommes nombreux à penser que les nouvelles générations doivent être armées d’un lot de nouvelles compétences, comme le commerce, le business, l’écologie ou le management. Ainsi à compétences techniques équivalentes celui qui sait mener une équipe, qui sait prendre en considération son environnement, qui sait faire un business plan ou un retro-planning aura plus de chance.

Mieux il aura une posture qui lui permettra d’attirer à lui les projets qui lui correspondent.

Acceptons également de former des leaders et non des moutons ! Pour se faire remarquer il faut être remarquable ! On a un vrai problème avec ça dans notre système éducatif car on amalgame cette exigence avec de l’élitisme. Non ! Former dans une direction d’excellence n’a rien à voir avec de l’élitisme. C’est au contraire assumer sa responsabilité face au monde réel.


3/ Au sujet des inégalités homme/femme

Les écoles ne sont plus remplies de vieux hommes aux barbes blanches qui donnent des cours à des garçons en salopettes ! Non ! Les bancs d’écoles sont composés majoritairement de femmes.

Dans ma dernière promo de licence 18/25 sont des femmes.

En Master 6/10 sont des femmes.

Mes collègues sont majoritairement des femmes et les 4 dernières écoles où je suis passé sont dirigées par des femmes. (ESAD Orléans, ETIC Blois, ESAD Amiens, PSVA Paris).

L’égalité des chance n’est pas plus complexe ici qu’ailleurs. Pourquoi les partons du CAC40 sont essentiellement des hommes ? ;-)


4/ Au sujet des différences sociales :
Les filières Art sont-elles des voies de garage ?

Si il est certain qu’accéder à un enseignement supérieur n’est pas à la portée de tous (là encore cela vaut pour toutes les filières, généralité quand tu nous tient) le milieu des écoles du design est tout aussi complexe à pénétrer pour une raison extrêmement simple de mon point de vue : Les filières Art sont considérées comme des voies de garage !

Combien de fois avons-nous assisté au refus de parents de laisser leur enfant choisir ses études au motif qu’il était préférable de faire des études de commerce ou scientifiques ? Encore à notre époque, alors que notre société est bercée par le design, que le marketing est en train de disparaitre au profit du design dans les sociétés les plus avancées sur la planète, nombreux sont ceux qui craignent encore que leurs enfants ne puissent accéder à un certain confort grâce à leurs diplômes. Pire, on préfère envoyer dans des filières qui vont demain totalement disparaitre au profit de l’Intelligence Artificielle.

Y aura-t’il encore des comptables demain ?

Et des enseignants à l’heure où l’on peut tout apprendre d’internet ? ;-)

Pour comprendre cela il faut une certaine culture et ouverture qui est plus facile à trouver dans les milieux ou l’art à sa place, où l’on va au musée, ou l’on lit et où l’on s’ouvre à l’avenir des générations futures.

Je ne saurai dire si un chômeur à moins d’ouverture sur tous ces sujets qu’un entrepreneur qui gagne 10 fois son salaire mais qui n’a pas 1h de son temps pour lui.


5/ Tous au salon START du groupe Le Monde ? Sérieux ???

Construit comme un Pitch de startup aux dents longues, on comprend mieux en fin d’article le but de celui-ci ! Courrez au Salon organisé par le journal pour obtenir vos réponses ! Sincèrement à qui profite le crime ?

Après avoir partagé cet article sur mes réseaux, j’ai de nombreux amis et anciens camarades, ou étudiants qui ont réagi et pris la parole sur le sujet. Nombreux sont ceux pour qui mon point de vue est partagé, mais nombreux sont ceux qui se sentent proches de cet article. 

Je suis d’autant plus remonté contre cet article et contre le journal qui propage une certaine vision de la VDM dans nos métiers.

Vie de merde, inégalités sociales, inégalités des chances, de la mixités, discrimination, renonciation, critiques, …

On remercie le journal et on fait le plein de déprime avant d’aller faire le plein de gâteaux au supermarché et de fringues chez Zara pour se remonter le moral.


6/ On fait quoi pour changer les choses ?

À aucun moment l’article ne propose de solutions pour changer les choses ! Je pense pourtant que c’est tous ensemble que nous pouvons changer ces mentalités et faire évoluer nos sociétés.

Personnellement pour changer les choses j’utilise une partie mon temps pour transmettre mon métier, ma vision et mes astuces à des étudiants en design.

J’utilise une partie de mon temps pour écrire sur le design dans mon blog.

J’utilise une partie de mon temps pour intervenir en école de commerce pour sensibiliser au rôle stratégique du design dans nos sociétés.

J’utilise une partie de mon temps pour réfléchir à comment fédérer la profession avec l’Alliance Française de Designers.

J’utilise une partie de mon temps pour accueillir des stagiaires et leur donner confiance en l’avenir.

J’utilise une partie de mon temps pour former des jeunes professionnels à devenir de talentueux designers.

Enfin j’utilise une partie de mon temps pour réfléchir à comment construire un discours progressiste pour faire évoluer les mentalités autour de notre métier.


Mettons cet article du Monde de coté et passons tous à l’action ! #Designerc’estgagner

Conférence école ETIC

Conférence école ETIC

La semaine a bien commencé avec une conférence à l’école ETIC à Blois ! Laura et moi même avons présenté notre projet d’identité et de territoire de marque pour le département de la Mayenne aux étudiants réunis dans l’amphithéâtre.

J’ai d’abord présenté mon activité, puis je leur ai posé des questions telles que :

Faut-il un bon client pour faire un bon design ? Comment naissent les projets dont on parle ? Pourquoi sommes-nous fiers de certains projets ? Comment choisir les projets ?

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Voici un extrait de la conférence :


Vous êtes sans doute en contact avec des personnes inspirantes ?

Des professeurs, des enseignants, des passeurs, parfois des mentors. Ces personnes sont là pour vous transmettre un lot d’apprentissage variés. Parfois ils vous révèlent et vous inspirent pour de longues années. Alors inspirés, vous vous attachez à explorer vos pratiques dans le but de livrer le meilleur de nous même. Quand on nous fait confiance et qu’on se sent légitime à faire quelque chose, alors on est prêt à soulever des montagnes !

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Dans la vie professionnelle on entend souvent dire que la fête est finie. Que le milieu est très dur, avec des règles qui tirent vers le bas. Conditions de travail, horaires XXL, honoraires ou salaire au rabais, peu de reconnaissance pour le diplôme…

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On ne peut pas le nier ces pratiques existent. La question que vous vous posez sans doute c’est comment je fais pour éviter ça ? Comment on fait pour être considérer à la hauteur de ses années d’études ou de son savoir-faire ? Comment on fait pour être correctement rémunéré pour son travail ?

Mais où sont passées nos rencontres inspirantes ?

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Il est certain que le salaire est le nerf de la guerre, tout comme un logement ou une bourse l’est pour un étudiant mais comment faisons-nous pour tirer quelconque inspiration si nous ne sommes plus entourés de personnes inspirantes ?


En tant que designer, je conçois des solutions tangibles, des projections visuelles pour des clients qui viennent me voir avec un problématique. Pour nourrir ma pratique, je puise mes inspirations dans l’art, (peinture, musique) mais aussi dans les gens qui m’entourent et surtout dans mes clients.

Je vais être honnête. Je n’ai jamais fait de bon travail avec un mauvais client !

Sincèrement, comment pensez-vous qu’il est possible de s’appliquer alors que l’on remet en question votre expertise ? Comment pouvez-vous accorder suffisamment de temps de réflexion alors que vos honoraires ont été réduits de moitié ? Comment pouvons nous êtes fiers d’un projet qui a été si douloureux dans le quotidien ? Au final que cherchons nous à faire dans notre carrière ?

Aujourd’hui je souhaite vous faire passer ce message que j’ai sans doute mis 15 ans à réussir à formuler ainsi mais qui s’est toujours manifesté chez moi. 

Soyez exigeants avec vous-même ! Travaillez votre posture !

La posture c’est l’image que vous allez renvoyer de vous. Plus elle sera construite et organisée, plus vous rencontrerez des personnes qui viendront chercher chez vous ces qualités précisément. Moins vous serez exigeants et plus vous vous suffirez des rencontres hasardeuses dans lesquelles vous serez chahuté.

A chaque nouvelle rencontre je me pose 3 questions :

- Est ce que j’ai moyen de m’éclater dans ce projet ? Le kif.

- Est ce que ce projet est rémunérateur ? la tune.

- Est ce que ce projet va me faire monter une marche ? la notoriété

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On peut essayer de trouver son barème :
1 ou 2 oui pour y aller ?

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Depuis peu de temps j’ai arrêté de me mentir derrière ces 3 questions et j’en ai écrit une nouvelle :

Est ce que je peux travailler pour cette personne ?

Le savoir-être


J’ai arrêté ainsi de me mentir autour des questions matérielles et laborieuses. Comment faire un bon travail si je ne suis pas en phase avec mon client ? C’est absolument impossible. Et c’est assez facile à analyser.

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Dès les premières minutes de la rencontres, 

  • La personne est-elle ponctuelle ?

  • Prend-elle le temps de vous écouter vous présenter ?

  • Prend-elle le temps de vous offrir l’hospitalité ? Café, verre d’eau, etc

  • Sentez-vous en cette personne une certaine empathie et implication à vouloir porter le projet qui vous réunit ?

  • Parler argent tout de suite et regarder sa réaction.

  • Exprimez les valeurs qui comptent votre expertise, qualités, awards, processus créatifs, et observez le résultat.

  • Exprimez vos références et observez le résultat.

Je vous laisse trouver vos repères. Ils viennent facilement...

/ Fin d’extrait /

Par la suite Laura a présenté la refonte de l’identité du département de la Mayenne. Ce qui a été salué par les étudiants et l’équipe pédagogique c’est l’intérêt de pouvoir écouter une jeune designer encore étudiante il y a tout juste un an. Pourvoir ainsi mesurer la distance qui les sépare et mieux se projeter. (Après avoir été l’enseignant de Laura durant 2 ans, nous travaillons ensemble depuis presque un an).


Les étudiants étaient ravis de pouvoir poser des questions à Laura sur son parcours.

Un grand merci à toute l’équipe de l’école pour leur accueil et particulièrement à Cathy Beauvallet, la directrice pédagogique ! Nous avons passé un moment très agréable avec une équipe très humaine. Je continue l’aventure à ETIC sur un workshop de 2 semaines pour faire travailler le groupe d’étudiants sur un projet similaire à la Mayenne.

à suivre !





Le 1er décembre, je serai speaker TEDx !!!

Le 1er décembre, je serai speaker TEDx !!!

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Cette année je me suis fixé un petit challenge : tenter l’aventure TEDx !
Alors voilà, c’est officiel je serai speaker TEDx le 1er décembre prochain, et c’est pour moi une grande nouvelle à vous partager !

Grande nouvelle car je suis très fier d’avoir été sélectionné après plusieurs étapes de sélection, mais surtout très fier et impatient de vous partager mon message : Designer c’est Rêver, Tenter, Ré-inventer !

Je vous donne donc rendez-vous le samedi 1er décembre 2018 au Centre de Conférences d’Orléans à 13H (début des talks à 14H) pour une après-midi inspirante avec 8 speakers autour du thème “tout un symbole”.

Réserver votre place dès à présent par ici : https://www.helloasso.com/associations/loire-idees/evenements/tedxorleans-2018-1/

ou découvrez TEDx Orléans ici : https://www.tedxorleans.com/

on se voit là bas !

Faut-il un bon client pour faire un bon design ?

Faut-il un bon client pour faire un bon design ?

Application mobile, voiture, basket, siège, logo, toutes ces réalisations sont souvent critiquées d’abord sur leur aspect esthétique, puis sur leur ergonomie. On peut critiquer leur parfaite adéquation avec leur fonction ou au contraire se révolter sur leur manque de fonctionnalités. On peut également parler de son prix : juste (ce qui est rare, personne ne dit jamais qu’une chose est à son juste prix), bon marché ou trop élevé.

Pourtant, on ne parle jamais des hommes qui sont derrière ces projets et qui font ou non leur réussite. Quand l’œuvre est remarquable, on se souvient parfois du nom du designer mais très rarement du client. Pourtant ce sont des clients remarquables qui sont derrière les réalisations remarquables. Des leaders qui ont les qualités pour mener la mission design avec brio ! Steve Jobs et le design de Jony Ive, Enzo Ferrari et l’aventure avec Pinin Farina sont des exemples d’une relation exceptionnelle entre un “bon client” et un designer.


 Jony Ive et Steve Jobs autour de l’imac “boule”

Jony Ive et Steve Jobs autour de l’imac “boule”

 Pinin Farina et Enzo Ferrari

Pinin Farina et Enzo Ferrari

La réalisation est-elle uniquement le fruit de la pensée du designer ? Le designer est-il omniscient ? Est-il suffisamment éclairé pour tout maîtriser et porter son projet seul, contre vents et marées, et s’assurer la conduite complète du projet ? La qualité du projet dépend-elle de la qualité du designer ?

:-/ Peu probable !



Faut-il un bon client pour faire un bon design ?

ASSURÉMENT !

En 15 ans de métier, j’ai réalisé des milliers de créations de design graphiques, livre, logos, site web, applications… Pour chacune de ces réalisations, qu’elles soient de petite envergure comme une brochure, ou de plus grande ampleur comme pour la refonte d’une identité visuelle, la qualité de la réalisation se joue dans les premières minutes de discussion autour du projet.

Car c’est à ce moment que le client positionne son expertise de gestion de projet design. (Par client j’entend commanditaire ou chef de projet de la mission design)

Car tout le monde ne peut pas être un bon acheteur de design !

Certains jeunes étudiants se demandent comment collaborer avec des clients et comment trouver les bons clients ? C’est une question assez complexe pour laquelle j’ai relevé quelques qualités qui définissent selon moi un bon client :

  1. Un bon client vous respecte car vous vous respectez !

    On a vu beaucoup de vidéos et de contenus sur le web pour dénoncer la quasi “mal-traitance” des créatifs. Étude graphique non-rémunérée, honoraires au rabais, “faire vite, bien et pas cher” (voir la vidéo ci-dessus).
    Pour moi, il est fondamental de se faire respecter lors des premiers entretiens. Et pour cela, rien de plus simple ! Commencez par vous respecter vous-même ! Travaillez votre posture et votre exigence est la clé pour que votre client vous respecte à son tour. Mieux : vous respectez vous permettra d’attirer vers vous les bonnes personnes.

    • Est-ce que je m’autorise à travailler gratuitement ?

    • Est-ce que j’accepte que mon client soit toujours en retard ou annule nos rendez-vous à la dernière minute ?

    • Est-ce que j’accepte toutes le conditions que le client me propose ? (conditions de paiement, délai, nombre de pistes créatives, etc).

  2. Un bon client ne vous demande pas de dessiner une solution mais vous présente la problématique :

    Cela montre sa capacité à vous laissez organiser les solutions possibles. Cela montre que votre interlocuteur a une bonne connaissance de votre métier ou qu’il n’en a aucune mais qu’il vous a choisit pour cette raison précisément. Il délègue en vous non seulement la réalisation tangible (l’objet design) mais aussi le mécanisme d’aide à la réalisation (le fameux design thinking). Que votre client ai entendu parler de Design Thinking ou non, peu importe, l’essentiel c’est qu’il se projette grâce à vous dans la formulation de la solution.

    • Vous le reconnaitrez car souvent il ne vous transmet aucun document pour ne pas vous polluer et préfèrere échanger à l’oral avec vous. Il réunit autour de vous son équipe pour que tous les acteurs du projets puissent échanger librement et interagir pour prendre en compte tous les points de vues.

  3. Un bon client ne vous montre pas ce qu’il faut faire, il vous pose des questions :

    Le problème est que quand votre client fait une maquette avec powerpoint, il fige dans son esprit et dans celui de toute l’équipe une première vision à laquelle il va être très difficile de se détacher. On reparlera sans cesse de cette première maquette au détriment de pouvoir se projeter pleinement dans le futur et l’innovation. Cette première image mentale est assez contre-productive. Un bon vieux word, ou un simple mail est amplement suffisant pour s’échanger les contenus et informations techniques. (Ce qui au passage a le mérite de faire gagner un temps précieux à toute l’équipe). Le bon client vous posera des questions à la place de vous donner des solutions. Il se concentrera à vos côtés sur l’expression la plus précise de la problématique. Einstein disait :


    Un problème bien posé est déjà résolu

  4. Un bon client vous donne envie de vous dépasser !

    Dès le démarrage et tout au long du projet, un bon client saura vous transmettre les problématiques, mais saura aussi construire avec vous une relation de confiance et de respect qui vous donnera envie de vous dépasser. C’est sans doute la résultante des points précédents (écoute, respect, qualification, méthode). Bien souvent on pense que cela se produit naturellement. Pourtant cette relation vertueuse ne peut se produire qu’à la condition d’un respect mutuel.

  5. Un bon client vous inspire !

    Enfin, quand vous êtes autant impliqué dans votre mission vous en venez à découvrir plus précisément qui est votre client. Vous remarquez ainsi ses qualités de management et de leadership qui servent l’avancement du projet et la cohésion de tous les acteurs. Votre client est un leader et en cela il vous inspire ! Il rayonne par ses qualités. Il sait obtenir le meilleur de tout le monde et cela donne l’impression que c’est facile.

    Surtout on se demande comment on a fait pour travailler différemment !!! Je vous souhaite sincèrement de rencontrer de telles personnes dans votre relation professionnelle.
    Les leaders vous renvoient une bonne image de vous même. Et oui, puisque vous vous respectez, on vous respecte, et on vous réfléchit ainsi l’image du professionnel que vous rêvez d’incarner.

    Les leaders vous inspirent et vous transmettent ainsi leurs qualités. À votre tour d’inspirer votre entourage ! Écoutez, observez, apprenez d’eux, et essayer de transmettre à vos équipes, vos stagiaires, vos apprentis et vos partenaires cet état d’esprit qui change complètement notre relation au travail.

Voilà, j’espère que ces messages sauront vous inspirer et vous conforter dans vos choix. Cet article me donne envie de parler des personnes inspirantes que j’ai eu la chance de croiser dans ma carrière et je publierai prochainement quelques portraits de mes “bons clients” !

à suivre donc !


Le projet Blois dans étapes !

Le projet Blois dans étapes !

Le site de la revue étapes publie un case study sur notre projet pour la ville de Blois. Comme toute parution, cela fait toujours très plaisir, mais cette fois particulièrement car il s’agit d’un projet qui ne verra jamais le jour :’( Alors je suis fier de vous partager ce projet une dernière fois à travers l’article de Charles Loyer d’étapes,

Bonne lecture :

http://etapes.com/un-projet-non-retenu-qui-pourtant-envoie-du-blois

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MayMag un mag de collectivité pas comme les autres !

MayMag un mag de collectivité pas comme les autres !

Dans la continuité de la mise en place d’un nouveau territoire de marque pour le département de la Mayenne, le magazine est entièrement revu tant dans sa forme que dans son contenu. Hier nommé Horizon Mayenne, il change d’appellation pour coller au nouveau positionnement plus en proximité et fier d’afficher une certaine modernité.

Car oui, ce magazine n’est pas un mag classique de collectivité ! Le fond et la forme ont entièrement été repensé main dans la main avec l’équipe de communication du département. Notre objectif est clair : valoriser les mayennais, mettre en avant des ambassadeurs (mayennais ici et mayennais ailleurs), et donner rendez-vous aux lecteurs.

La couverture du mag est dédié à un portrait de mayennais à la carrière inspirante comme ici celui de Romain Charles célèbre spationaute. C’est un parti pris osé et affirmé, véritable fenêtre ouverte sur les citoyens. Nous sommes très fiers de porter, aux cotés du service communication, ce type de projet sincère. En effet, il est plus facile de concevoir une couverture orientée sur les dépenses publiques que sur les usagers eux-mêmes :-/

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Le mag s’ouvre ensuite sur un cahier photo pleine page, permettant de se replonger dans des moments forts de l’actualité en images.

On notera dans les rubriques singulières : un cahier nommé Décodeurs qui donne la parole à des influenceurs reconnus dans leurs domaines d’expertise. Ce mois-ci c’est Michel Levy-Provençal (fondateur TEDX Paris/Rue89/Boma…) qui réalise un papier sur le monde de demain. Passionant !

 illustration :  Yann Legendre

illustration : Yann Legendre

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On notera également une prise de parole mensuelle offerte à Bruno Jeudy (ParisMatch/BFMTV) qui livre un regard sur La Mayenne dans un billet nommé le BlogNote.

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Le portrait sur Romain Charles offre également un regard singulier et ouvre aussi une fenêtre transmedia avec une interview live sur le site web.

Un mag à retrouver dans l’intégralité sur le site de La Mayenne

Un grand Bravo aux équipes comm qui ont fait un travail hallucinant de remise en question d’un support qui est parfois trop classique et qui lasse bien souvent les usagers. Bravo aux équipes de direction et aux élus pour porter un projet si singulier qui est d’ores et déjà très bien perçu par l’ensemble du lectorat !

Vivement le prochain !

L'étape Mayenne !

L'étape Mayenne !

L'atelier vient de réaliser le nouveau territoire de marque du Conseil Départemental de la Mayenne et déjà la célèbre revue de graphisme étapes lui accorde un long cas d'étude sur 6 pages. Un article signé Charlotte Guibert qui s'appuie sur 3 interviews croisées entre Guillaume Neron-Bancel (directeur de la communication et de l'attractivité du CD), Jérémy Landes (créateur du caractère typographique Mayenne Sans) et moi-même. Il décrit et illustre l'ampleur du champs d'application de ce nouveau territoire : véhicules, magazine, site web, documents, objets promotionnels, rapport d'activité, etc... 

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"Julian a donné une vraie valeur stratégique à son travail de design"

Guillaume Néron-Bancel
Directeur Communication, Attractivité CD53

 
 
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"Sa recommandation, l'exhaustivité du travail réalisé au stade de la consultation et la pertinence de ses axes créatifs ont été les éléments clés de notre choix..."

Guillaume Néron-Bancel
Directeur Communication, Attractivité CD53

 
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C'est toujours très flatteur d'être publié dans la presse spécialisé et à plus forte raison quand le projet nous tient à cœur. Cette nouvelle identité en Mayenne est un projet très vertueux qui comporte de belles histoires et valeurs : 

- Une consultation éthique et rémunérée
- Un travail collaboratif quotidien et agile avec les équipes du CD
- Une équipe créative éclectique (Laura, Jérémy, Yann...)
- Un projet très bien perçu par les services
- Des parutions dans la presse
(peut être une récompense demain ??? ;-)

à suivre…

Design Museum

Design Museum

Cette semaine j'ai eu la chance de visiter le Design Museum de Londres et je tenais à partager ce moment assez fort. Le lieu est assez central et donc plutôt bien situé dans la ville. Le bâtiment est un édifice de la fin des années 80 réhabilité par Rem Koolhaas et John Dawson. Ma première impression du lieu est un mélange de vision futuriste des années 70 associé à une sorte de constructivisme. Des formes géométriques affirmés, une construction claire, rigoureuse tout en offrent un sentiment de confort. C'est silencieux, on s'y sent bien un peu comme au Guggenheim de NYC.

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L'expo temporaire "Hope to Nope : Graphics & Politics 2008-2018" présente dans une scénographie assez sobre comment les designers graphiques accompagnent les messages politiques, sociaux, engagés ou contestataires. Des réalisations aux enjeux totalement différents se côtoient : Croquis pour le logo de la campagne d'Hillary Clinton, Trump bashing sur les couvertures de magazine, pancartes DIY de manifestations anti-Poutine.

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 Design : Mickael Beirut

Design : Mickael Beirut

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DESIGNER MAKER USER

Plus haut, une autre exposition m'a absolument scotché ! Une expo comme les designers français en rêveraient ! Sous la thématique, Designer Maker User le propos est de vulgariser les enjeux du design auprès d'un large public. L'exposition présente des réalisations aux antipodes. Ainsi on découvrira côte-côte le caractère typographique OCR-B (qui énumère le chiffres sur votre carte bancaire a été réalisé pour être lue par la machine comme par l'homme par le design typographe Adrian Frutiger) et une pièce d'assemblage du Centre Georges Pompidou !

 Pièce d'assemblage du Centre Georges Pompidou

Pièce d'assemblage du Centre Georges Pompidou

L'expo débute par un mur d'objets représentants les réponses à la question "Qu'est ce que le Design ?" On y découvre des objets célèbres que chacun reconnaitra  : sac Ikea, presse citron Starck, vélo Hollandais, Adidas, chaise Eames, etc...

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Un installation présente des maquettes de buildings imprimés en 3D et dévoile la beauté sculpturale et émotionnelle du design du studio Zaha Hadid.

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Logos, typographies, mode, hi-tech, industrie, tous les applications du design sont présentes de façon simple, claire et extrêmement pertinente. Si on admettra avoir déjà ce genre de rassemblement d'objets (Les bons génies de la vide domestique, 2000, Centre Georges Pompidou), c'est la première fois à ma connaissance qu'une expo présente toutes les disciplines dans un propos si contemporain. Quelques unes des thématiques abordées :

  • From the spoon to the city : de la vaisselle aux solutions de transports ou de santé
  • What is Good Design? du tangible à l'émotionnel
  • Choice and test : Où est la valeur ajoutée du design ?
  • Design and Business ; le design c'est rentable !

La partie MAKER permettra de mieux comprendre les enjeux de conception des objets : on découvre le moule du presse-agrumes Starck ou la fabrication d'un balle de tennis.

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En fin de parcours un espace nous invite à devenir designer à notre tour ! On prend place dans un espace meublé de chaises iconiques et l'on choisit son sujet : Un système d'éclairage public, un uniforme, un objet pour trier les déchets ou logo pour votre famille, je choisis ce dernier et m'applique à dessiner une lettre symbole... ;-) Un exercice assez bien conçu pour jouer à l'apprenti designer avec comme pilier des thématiques telles que : émotionnel, utilité, éthique, écologique, sociale...

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Cette exposition résume exactement ce que je pense du design ! C'est une parfaite définition qui englobe tous les acteurs et les enjeux. À vrai dire, c'est assez perturbant de se demander pourquoi une exposition comme celle-ci n'a jamais été réalisé en France, et au delà, pourquoi un tel lieu n'existe pas chez nous... :-/

Vous l'aurez compris, que vous soyez néophyte ou amateur, étudiant ou professionnel, je vous encourage vivement à faire un détour par ce lieu pour mieux comprendre ce qu'est le design.

Amen !

En route pour la Mayenne !

En route pour la Mayenne !

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Je suis très heureux de vous annoncer que je viens de remporter une consultation autour de l'identité du Conseil départemental de la Mayenne ! Je travaille actuellement sur la création d'un nouveau territoire de marque composé de nombreux nouveaux outils qui vont permettre de valoriser les actions et missions du département.

Je travaille avec Jérémy Landes (mon partenaire favori pour les questions typo) sur la mise au point d'un caractère typo singulier et avec Laura Geiger (ancienne étudiante) sur la charte.

Je suis très excité à l'idée de vous partager ces créations, et vous donne rendez-vous dans quelques jours pour découvrir ce nouveau territoire de marque !

Une application faite maison

Une application faite maison

C'est donc le dernier projet que j'ai porté en tant qu'enseignant à Visart cette année : un workshop de 8 semaines pour interroger et concevoir la future application mobile des maîtres restaurateurs.

- Qui sont les maîtres restaurateurs et quelles sont leurs valeurs ?
- Pourquoi encore une nouvelle app de restaurant ?
- En quoi est-elle différente ?
- Quelle est l'expérience utilisateur désirée  ?
- Quels sont les grand enjeux des restaurateurs aujourd'hui ?

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Le groupe d'étudiants en design numérique ont accueilli Pierre Negrevergne, membre du bureau de l'association et restaurateur et l'ont entendu sur les différents besoins tels que la réservation, la fidélisation, le service+ ou la modération des commentaires...

Dès lors, chacun fut libre de positionner son projet, en groupe ou en solo, sur un angle personnel. Certains proposent alors une solution inspirée des tableaux d'images Pinterest dans laquelle la recherche de restaurant passe par la photographie de plats ou de lieux. D'autres conçoivent une approche plus réseau social dans laquelle astuces, bons plans, tribus et recommandations constituent un fil d'actualité.

Après 8 semaines de travail, une dizaine de projets sont présentés en classe, puis à l'association qui saluera unanimement la qualité des projets restitués. En effet, la qualité de conception et de recommandation est aussi supportée par des maquettes de prototype live (réalisés avec XD adobe Experience Design) qui permettent de tester les apps dans son téléphone. Ce qui est toujours très surprenant et impressionnant pour des clients.

Deux projets ont particulièrement retenu l'attention de l'association qui a tenu a récompenser Maryvéronique, Laura, Paul et Guillaume avec un joli bon cadeau de 400 euros à déguster dans un établissement maître restaurateur.

Le projet de Paul et Guillaume est doté d'une esthétique très haut de gamme valorisant une expérience unique. Leur projet repose sur un système de réservation simple et très précis. Ils proposent également une jolie valorisation des produits de saison.

paul et guillaume app

Le projet de Maryvéronique et Laura est à double entrée : Tribu, allergies, recherche avancée et conseils en tous genres se parcourront sur un mur coté client, tandis que news du réseau pro, gestion de la page restaurant, planning, commandes, ... seront les fonctionnalités coté restaurant.

Maryvéronique et Laura app

Enfin, j'ai encadré les deux groupes pour produire une version contenant le meilleur des 2 projets. Ce prototype a été présenté lors de l'assemblée générale des MR à Nantes le 27 novembre dans les locaux de la CCI par Maryvéronique Lecocq et Laura Geiger devant une audience très attentive !

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CCI Nantes
 Francis Attrazic, président des MR introduit le projet de l'application présenté par Laura, Maryvéronique et Julian.

Francis Attrazic, président des MR introduit le projet de l'application présenté par Laura, Maryvéronique et Julian.

 Alexandra de l'agence relation presse BB, Julian, Maryvéronique et Laura.

Alexandra de l'agence relation presse BB, Julian, Maryvéronique et Laura.

On peut vraiment parler ici d'un véritable cercle vertueux !
 

Coté étudiant c'est pouvoir se confronter à un client et interagir avec lui. Essayer de comprendre ses besoins, ses douleurs, et projeter des solutions. Coté client c'est l'opportunité de se confronter à de futurs jeunes professionnels, les entendre sur les idées, découvrir autant de projets différents. Pour l'association comme pour l'école il s'agit d'un joli projet de partenariat et de passerelle entre monde étudiant er monde professionnel.

Bravo à tous les étudiants pour leurs projets !
Bonne route à vous !

Le projet est maintenant en cours de développement pour une parution en 2018... Wait and see !!!

Éoliennes et surréalisme !

Éoliennes et surréalisme !

Aujourd'hui j'ai le plaisir de vous partager les premières images de mon nouveau projet photographique ! Je laisse cette fois les stylos, crayons et stylets numériques de coté pour saisir le viseur de l'appareil photo comme fenêtre créative. En route !

 sur les routes entre Orléans et Bonneval

sur les routes entre Orléans et Bonneval

Pourquoi des éoliennes ? 

Sur le chemin de retour d'un séminaire où j'ai accompagné un client dans la région de Chartres, je tombe alors à la sortie d'un village dans un champ d'éoliennes. J'ai été saisi par la présence physique de ces moulins, tant par le caractère surprenant de cette rencontre que par leurs imposantes architectures. Il faut dire que j'ai grandi dans cette région qui est bien connue pour son horizontalité : la Beauce. 
Dans cet espace plat des verticales se dessinent : maïs, blés, silos, poteaux de télécommunications, lignes haute tension et maintenant plus hautes et plus érigées que leurs voisins : les éoliennes.

 Verticales : maïs, poteaux télécom, silos, éoliennes...

Verticales : maïs, poteaux télécom, silos, éoliennes...

Après quelques jours de réflexion et de préparation nous voilà repartis, avec Charlotte ma compagne photographe, pour aller observer ces nouveaux champs. J'ai d'abord cherché à m'imprégner de ce paysage en jouant sur différents angles de vues, sur les lignes d'horizon, sur les correspondances entre les sols et le ciel.

Ce qui m'a surtout frappé dans ce paysage c'est son étendue, sa limite. Quelle est sa limite ? A certains endroits et dans certains angles, l'implantation de ces moulins parait sans limite.

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Je multiplie les poses pour produire un paysage surréaliste qui correspond au plus près à ce que je ressens en foulant ce territoire.

Par ce procédé de superpositions réalisées à la prise de vue, je construis de nouveaux paysages. Sont-ils totalement improbables ? Pas vraiment.
Sont-ils irréels ? Sans doute.
Sont-ils surréalistes ? Peut-être.
Expriment-ils pas une certaine réalité ? Assurément.

 vue de détail

vue de détail

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Voilà, je suis heureux de vous partager ces premières images. Je vais entreprendre de nouvelles expéditions vers d'autres sites tel que le plateau d'Auxerre pour aller capter de nouveaux paysages. J'ai hâte par exemple de me confronter à la tombée de la nuit et au lever du jour...

Déformation professionnelle oblige, je travaille dès à présent à un recueil sous la forme d'un livre et j'ai aussi réalisé quelques tests d'impression sur panneaux de dibond pour confronter ces clichés à un nouvel espace.

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À suivre très prochainement...

Des logos et des hommes

Des logos et des hommes

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Que vous soyez expert en design de logo ou non, vous aurez certainement votre avis sur les logos qui nous entourent, vos préférences, vous chouchous, ceux qui vous hérissent le poil... Je précise tout de suite que cet article n'a pas pour but d'expliquer comment on fabrique un logo, ni de juger quels sont les bons et les mauvais. Je m'intéresse aujourd'hui particulièrement à une figure de style : la présence de l'Homme dans les logos !
 

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Banques, assurances, ONG, associations environnementales, de parents d'élèves, société de transport urbain, de financement, de logistique, de santé, de restauration collective, la silhouette humaine se faufile dans tous ces secteurs que tout éloigne pourtant.

Quels points communs entre une ONG et une société de transport ?
Y-a-t'il des enjeux similaires entre une mutuelle et un organisme de financement ?
Entre une banque et une asso environnementale ?
Entre Médecins Sans Frontières et Cofinoga ?

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Quand le designer aborde une problématique de création de logo, il épouse les enjeux, le public et l'histoire de son commanditaire.

Cette partie d'étude du client et de son périmètre vise à définir des signes qui pourront le représenter et devenir des repères forts et singuliers pour être vu et reconnu de tous. Il n'y a pas de formule magique. On peut constater pourtant que de nombreux signes figuratifs tels que l'homme, la clé, la main, le visage, sont des lieux communs très (trop ?) utilisés.

Personnellement je me demande comment tous ces créatifs peuvent construire de telles formes, alors qu'ils ne peuvent ignorer le champ iconographique qui les entoure ? Je me demande également dans quelle mesure le client s'immisce dans la création et impose l'homme comme solution conceptuelle au prix de la singularité et au risque de ne pas être "visible".

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En faisant une recherche rapide sur les mots clés : "Human + Logo" sur Google on peut trouver de nombreux résultats provenant de sites de banque d'images (shutterstock par exemple). Toutes ces formes sont globalement les mêmes bien qu'elles n'aient pas le même auteur.

 ressources vectorielles issues de banque d'images
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Là encore, le sujet n'est pas tellement sur l'esthétique de ces formes mais bien sur leurs origines, leurs sens et leurs objectifs.

Et si toutes les sociétés, organisations, associations, marques disposaient d'un homme dans leur logo ?

Après tout pourquoi pas ? L'homme est bien le point commun absolu de toute organisation. Des banques pour des hommes, des assurances pour des hommes, des transports urbains pour les hommes... pas très original tout ça ! Prenez les logos que vous préférez et imaginez-les avec une silhouette humaine ;-)

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Vous comprendrez aisément qu'il doit y avoir plus subtil, plus distinctif comme signe pour illustrer les valeurs de chacune de ces organisations ?

Que vous soyez commanditaire de logo, étudiant ou juste amateur, soyez exigeants ! Nous ne pouvons nous suffire de lieux communs ! Il est impératif que le travail d'étude soit précis pour permettre de délivrer des solutions uniques, innovantes collant au plus près à la problématique. Même si il est parfois difficile d'inventer quelque chose qui n'ait pas déjà été fait, il est extrêmement périlleux pour sa santé créative et pour l'économie de son commanditaire de ne pas  réaliser un travail approfondi et de rechercher ce qui fait l'unicité de votre projet.

À l'atelier avec Laura et Solène !

À l'atelier avec Laura et Solène !

 Laura Geiger et Solene Falzon

Laura Geiger et Solene Falzon

Si nous avons collaboré ensemble cet été vous aurez forcément été en relation avec Laura Geiger et Solène Falzon ! Étudiantes M1 à l'école Visart (où j'ai eu le plaisir d'être leur enseignant durant deux années) elles ont rejoint l'atelier de juin à septembre pour un stage de fin d'études. Si vous n'étiez pas sous les palmiers, vous aurez donc eu l'occasion de collaborer avec elles cet été sur les projets de l'atelier.

Laura a travaillé par exemple sur plusieurs projets de motion design pour L'Oréal ou Martin-Brower. Du story-board à la réalisation graphique, elle apporte son savoir-faire et son regard à ces nouveaux projets. Solène a réalisé à mes cotés la direction artistique d'une nouveau projet (bientôt sur le site !) et m'accompagne sur une refonte d'édition. Elle a réalisé aussi des projets en animation.

Cela faisait un petit moment que je n'avais pas accueilli de nouveaux stagiaires. En effet j'accorde beaucoup d'importance à l'expérience que je propose dans le cadre d'un stage. Dès l'accueil il s'agit de faire découvrir les clients, leurs personnalités, leurs enjeux, puis initier aux méthodes de travail, les correspondances orales ou écrites, le ton global. Vient le coté technique avec la prise en main de la gestion des fichiers, des méthodes de conception, de celles d'exécution et préparation à la livraison des fichiers. 

Prendre le temps de la discussion est au cœur de l'harmonie du travail en équipe. Le temps de déjeuner ensemble, de parler de soit, des siens, de ses passions puis des projets, des objectifs, des challenges. Plus la discussion est libre plus l'équipe avance soudée en confiance et en responsabilité.

Laura continue sa route sur un autre stage, et Solène commence tout juste une formation aux Gobelins en motion design. Je suis ravi et fier d'avoir passé ces quelques mois avec elles et je vous invite a explorer leur univers sur leurs sites respectifs : 

Laura Geiger : http://laura-geiger.fr
Solène Falzon : http://solenefalzon.com

Souhaitons leur bonne route !

Award Meilleur Partenaire !

Award Meilleur Partenaire !

Dans le cadre du séminaire annuel de la société Martin-Brower, la cérémonie des awards célèbre durant un diner où se croisent collaborateurs et partenaires, les meilleures performances réalisées par les équipes autour des valeurs du groupe. Changement, Agir Ensemble, Relations, Exécution et Sécurité, sont les piliers de ces récompenses. Cette année j’ai eu le mérite de recevoir l’award du meilleur Partenaire pour mon travail de designer à leurs cotés et particulièrement pour un projet réalisé avec mes étudiants. Recevoir un award est toujours un honneur et je suis très fier de vous faire partager la nouvelle de cette nomination. Recevoir un award donne également envie de s’investir d’autant plus et de se dépasser toujours et encore ! Merci à la société Martin-Brower pour sa confiance et pour ce geste symbolique qui m’honore, merci à Olivier Chasseloup, Bruno Boutet et le comité de direction… et à l’année prochaine ;-)

 Remise de prix chez Angelina, Paris.

Remise de prix chez Angelina, Paris.

Master Class Design Stratégique @HEC

Master Class Design Stratégique @HEC

Dans le cadre d'un module "Digital Entrepreneurship" ou entreprenariat à l'ère numérique, j'ai intervenu à plusieurs reprises à HEC pour sensibiliser les étudiants Master2 au rôle stratégique du design dans les start-ups, invité par Jérôme Charlez. Fort de plusieurs riches collaborations passées, Jérôme a parfaitement intégré l'importance du design dans les sociétés, et surtout son rôle fondamental de levier de croissance. Ainsi, après plusieurs interventions autour de la Finance, du Big Data ou du Growth Marketing, j'ai à mon tour sensibilisé ces futurs leaders d'entreprises digitales au design d'identité. 

 Sketches des étudiants lors de leurs restitutions

Sketches des étudiants lors de leurs restitutions

Pour ce genre d'audience (qui n'est pas composée de designers) je commence toujours mes présentations par un rappel de quelques fondamentaux du design, meubles célèbres, automobiles, hi-tech, émissions tv, et designers célèbres... 

J'évoque un enjeu actuel qui est l'utilisation du crowdsourcing pour produire son image d'entreprise, logo, site web, etc et les limites d'un tel exercice comme par exemple la perte de valeur ajoutée...

... je continue en montrant comme les métiers du design sont pluriels et que chacun d'entre eux détient une vraie expertise qui peut devenir une véritable valeur ajoutée à l'entreprise...

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... je poursuis en présentant ce en quoi le designer est différent, parlant alors de la méthode de Design Thinking...

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Enfin, je propose aux étudiants réunis par groupe d'enrichir leurs projets en construisant un story telling, un logotype inspiré, une application mobile, un site web, et réfléchir à une narration visuelle pour leur communication.

J'ai été très agréablement surpris par l'intérêt que les étudiants ont porté à mon intervention et au support que ce module design leur apportait dans le développement de leurs projets. Certains ont fait des t-shirts imprimés pour leur restitution, d'autre ont réalisé une présentation animée très narrative et très communicante !

Le campus de Jouy-en-Josas (célèbre pour sa toile) est absolument gigantesque ! Les étudiants bénéficient d'une infrastructure idéale pour travailler et se divertir dans les meilleures conditions.

Dans les couloirs, les tables hautes connectées offrent des refuge discrets en plein milieu d'un écrin de verdure, idéales pour déjeuner rapidement.

Je retiens de cette intervention une très grande excitation à parler de design à un public différent de celui que j'ai l'habitude de croiser en école d'Art et Design. Cette intervention axée sur le rôle stratégique du design dans les sociétés est pour moi très importante dans ma mission de transmettre les meilleures pratiques et de participer à l'éveil de futurs donneurs d'ordres. Je recommencerai l'expérience avec un très grand plaisir et me dis que finalement, l'enseignement du design devrait se pratiquer plus souvent dans les écoles de commerces... à suivre...

Chez McDonald's !

Chez McDonald's !

Suite au workshop réalisé avec BlueCircle autour de l'expérience client McDonald's et après ce joli moment de présentation dans l'amphi de Visart, 11 étudiants ont été sélectionnés pour présenter leurs projets face à la direction de McDonald's. 

 Guillaume, Laura, Maud, Bianka, Sadi, Paul, Lucile, Barbara, Florian

Guillaume, Laura, Maud, Bianka, Sadi, Paul, Lucile, Barbara, Florian

Sadi, Laura, Gaëlle, Barbara, Florian, Maryvéronique, Guillaume, Maud, Bianka, Lucile et Paul sont les étudiants de 3e et 4e année qui ont pitché face à une audience assez impressionnante composée de membre de la direction de McDonald's France et de membres des directions des principaux fournisseurs. 

Les projets ont été unanimement salués pour leur originalité, leur professionnalisme et la capacité des étudiants a tenir un timing assez soutenu. Quelques remarques enrichissantes ont été réalisées par le Marketing et le Design de la marque.

Un moment assez unique pour les étudiants, pour l'école, mais aussi pour McDonald's et BlueCircle ! L'objectif de ce workshop que j'ai initié avec BlueCircle était bien de dessiner un cercle vertueux entre étudiants/école/Bluecircle et McDonald's – cercle, dans lequel chacun apporte son expertise pour offrir un nouveau regard.

Rêvons que McDonald's souhaite revoir certains étudiants pour pourquoi pas prototyper un projet ! Rêvons encore de répéter l'expérience chaque année avec un nouveau groupe ! Rêvons enfin que ce premier groupe d'étudiants intervienne l'année prochaine en mentorat pour encadrer les futures jeunes pousses !

Un grand merci à McDonald's d'avoir reçu, écouté et échangé avec les étudiants.
Sincères remerciements à Olivier Chasseloup et Pierre Méliet pour avoir été particulièrement à écoute et bienveillant avec le groupe. Merci également à Jérémy Landes pour ses conseils aux élèves et son support au projet.

Le McDonald's de demain...

Le McDonald's de demain...

Il y a quelques semaines j'ai proposé à mes étudiants de Visart et à BlueCircle (groupement des fournisseurs de McDonald's) de réaliser un workshop ensemble à l'école. Le but de cette rencontre était simple : Réinventer le McDonald's de demain ! (tout simplement :-°). Pour les étudiants c'est l'occasion de réfléchir sur un projet concret avec un "vrai" client et pour BlueCircle le moyen d'entendre les attentes de jeunes consommateurs, et surtout designers.

Olivier Chasseloup, Directeur Général de Martin Brower France (partenaire logistique et Supply-Chain) et Pierre Méliet, Directeur Général de Florette (crudités, salades, fruits) sont venus à tour de rôle, pour encadrer le projet. Jérémy Landes, enseignant également à l'école, a encadré le groupe sur des aspects de conception et de réalisation.

 cession avec Pierre Méliet

cession avec Pierre Méliet

Olivier Chasseloup a lancé le projet en présentant certains enjeux, puis Pierre Méliet est venu accompagner les projets à mi-parcours. Au bout de 8 semaines, les deux promos (licence et master option numérique) se sont retrouvés avec nos invités dans l'amphi pour présenter le fruit de leur travail.

 de gauche à droite : Pierre Méliet, Jérémy Landes, Olivier Chasseloup, Visart 3 et 4, Julian Legendre

de gauche à droite : Pierre Méliet, Jérémy Landes, Olivier Chasseloup, Visart 3 et 4, Julian Legendre

Les invités ont salué la qualité de l'oral en premier lieu. Le rythme soutenu de la matinée composée de 20 présentations en moins de 4H n'a pas empêché les jeunes designers de réaliser une performance claire, précise et particulièrement bien calée dans le timing. La grande qualité créative a été au cœur des remarques. Des projets très créatifs perçus de façon très professionnelle par les spécialistes du monde McDo. Les thématiques oscillaient entre fidélisation, table numérique, vente à emporter, application mobile, santé connectée, gaming, réseau social, speed dating, packaging, filières ou personnalisation du burger...

 vue globale des projets

vue globale des projets

Voici dans le détail quelques uns des projets de ce premier "Designathon" :


In Your Own Way

Partant du célèbre "venez comme vous êtes", Laura propose une sorte de "mangez comme vous voulez" qui permet de composer son burger selon ses envies. La personnalisation est ici proposée via un écran tactile et permet de composer son burger de façon simple, ludique et ergonomique. Incredible Hulk, Bridget Jones, Mickey Mouse, ..., l'utilisateur pourra nommer son burger au grès de ses envies et l'équipier McDonald's emballera alors le burger dans un papier unique et utilisera un sticker imprimé à la demande portant ce nom original pour fermer l'emballage. Une campagne d'affichage dans la rue reprendra les créations des clients comme vecteurs de communication.

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WALL

Barbara a créé le projet WALL qui se positionne sur le take-away ! Un grand mur à l'extérieur du restaurant est composé de casiers aux portes lumineuses et numérotées qui permettent d'identifier et de retirer sa commande en toute simplicité. Des packaging uniques et une campagne minimaliste mais intriguante pour finir en beauté !


Mc It Yourself

Gaëlle a créé un projet pour concevoir ses burgers à la maison. Célèbres sauces, pains, ou steaks peuvent être achetés dans votre McDo préféré. Un projet fun et terriblement concret qui affiche une communication particulièrement bien vue !

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Macathon

Florian a axé ses réflexions sur le digital. Il invente un système de fidélité basé sur une course aux QR Codes dans la ville. Dissimulés sous forme d'anamorphoses, les codes à flasher permettent de transformer l'activité physique en récompenses ! Graphiquement, il faut saluer la précision de sa famille de pictogrammes reprenant les codes du plan de métro.

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Meet My Job

Maryvéronique a développé un concept autour des fameuses heures creuses en restaurant. Que faire dans un Mcdo entre les repas ? Comment occuper ces lieux et serait-il possible de réaliser des ventes additionnelles ? Pour cela, elle développe un projet de rencontres professionnelles par l'intermédiaire d'une application mobile. Recruteur et postulant peuvent alors taguer, poker et construire leurs réseaux en toute simplicité pour se retrouver de façon informelle dans un restaurant et échanger autour d'un café ou d'une friandise conçu spécialement pour ces rencontres. Un projet malin, astucieux qui est assez vertueux !


McPerso

Sadi a décidé de travailler sur la fidélisation à travers la création de petits personnages sensibles qui accompagnent le client. Ces personnages évoluent comme un Tamagoshi, ils grandissent avec nous et nos consommations. Ils rentrent en contact avec le consommateur de façon sensible et avec humour pour créer un lien particulier.


Slide

Lucile a travaillé sur une table connectée originale qui permet de réaliser de façon intuitive sa commande. L'originalité réside dans la forme ronde de cet écran qui permet aux différentes personnes attablées de commander simultanément.

 Croquis préparatoire de l'interface

Croquis préparatoire de l'interface


Burger Week

Camille propose des ateliers de conception de Burgers, La Burger Week ! Dans l'optique de faire vivre les restaurants sur les heures creuses, et en surfant sur la tendance du DIY, les restaurant se transforment alors en atelier de cuisine où chacun peut concevoir son burger, puis le faire concourir au meilleur burger de la semaine. D'un point de vue graphique, la campagne de communication est particulièrement réussie, sur fond ardoise avec ses formes vectorielles colorées, elle illumine les quais de métro d'une façon singulière.


Mais aussi...

Mathilde a projeté un robot pour divertir et sensibiliser les enfants à table, Guillaume a repensé l'intérieur des packagings pour y dissimuler des messages de sensibilisation sur les filières de production, Bianka a inventé un SOS Party Box que l'on commande à distance, livrée à domicile, Paul a créé une application mobile réseau social autour du sport, Lila une table connectée interactive qui permet de commander mais aussi de se divertir en jouant à des jeux partenaires tels que Mario, ou de surfer sur u-internet tout simplement.

Bravo à tous pour vos projets et à suivre dans le prochain article des étudiants chez McDonald's...

;-)

 

Chez L'Oréal avec les étudiants

Chez L'Oréal avec les étudiants

Suite au travail réalisé en classe pour la création d'une marque de beauté fictive, 3 de mes étudiants ont été sélectionnés pour présenter leurs travaux au siège de L'Oréal à Paris, devant une petite équipe. C'est ce lundi 20 février que Christine, Mathilde, Sadi et moi-même avons pénétré un des temples de la beauté mondiale pour fièrement présenter des travaux qui n'avaient pourtant pas cette prétention à l'origine du projet. Jérôme Charlez, Directeur Supply Chain Omnicanal et ses collègues, nous ont accueilli chaleureusement dans leurs magnifiques bureaux et nous ont offert toute leur attention.

Sadi a commencé par présenter sa marque Almighty à destination de boxers exigeants. Son travail a été très bien perçu et il a reçu de belles félicitations sur la pertinence de l'identité globale et l'intelligence de ses créations.

 Sadi et sa marque Almighty

Sadi et sa marque Almighty

Mathilde a pris la suite et a présenté Green DNA, une marque qui utilise les molécules de cannabis pour en libérer des propriétés cosmétiques. Son travail de création typographique a été souligné.

 Mathilde et GreenDNA

Mathilde et GreenDNA

 création de l'alphabet GreenDNA

création de l'alphabet GreenDNA

Enfin, Christine a conclu avec Nailspray, une marque de vernis en spray. Une marque pop qui communique avec des visuels construits à l'aide de points qui ont été appréciés pour leur efficacité.

 Christine et Nailspray

Christine et Nailspray

Les professionnels ont pris le temps nécessaire pour se projeter et donner leurs avis, leurs coups de cœur et parfois aussi leurs réserves sur certains points. Globalement, le niveau de qualité graphique et la force de l'identité globale ont été les points forts. Le point faible serait dans la précision de la cible et la façon de l'adresser. Sur ce dernier point, les étudiants ont collecté des remarques enrichissantes. Enfin, j'ai particulièrement apprécié le fait que l'équipe de L'Oréal encourage les étudiants a être très, très, TRÈS créatifs! Ils ont confirmé de façon très claire que la principale qualité qu'ils recherchent est bien la créativité, ce qui fait du bien à entendre, pour eux (comme pour moi ;-) et qui devrait être un message à colporter par delà les écoles et les équipes de recrutements/stages.

Un grand merci aux étudiants pour avoir fièrement défendu leurs projets et les couleurs de l'école. Grand merci à l'équipe de L'Oréal, Jérôme Charlez et ses collègues pour ce joli moment... à refaire !

Lire et relire l'article sur les projets de marque de beauté par ici

OXYGEN

OXYGEN

Ces derniers jours, la france a traversé un épisode de pollution aux particules fines particulièrement important en même temps que paraissait le dernier opus de Jean-Michel Jarre, Oxygen (3). Curieux hasard.

Après un temps clair et dégagé, un épais brouillard a recouvert les régions à la surprise générale. Ce dimanche j'ai décidé de me vider la tête ne marchant dans ce brouillard, le long de la Loire à Orléans avec une petit APN en poche. J'ai relevé quelques paysages, quelques empreintes, puis de retour à l'atelier avec l'album de Jarre dans les oreilles, j'ai composé ces quelques visuels en écho à ces derniers jours...
Pollution.... brouillard... respiration... oxygène...

Brumes

Bulles

Mousse

Considéré comme un des pionniers de la musique électronique, la musique de Jarre m'a toujours permis de voyager et plus que jamais de considérer le monde qui nous entoure. L'interstellaire, mais plus encore l'infiniment petit que nous côtoyons. Ces séries de visuels questionnent ainsi la beauté et la sensibilité que la nature nous met à disposition, et ce que nous sommes prêts à lui faire endurer.